Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 12:17
L'article ci-après, qui n'a pas intéressé les revues spécialisées, a au moins son intérêt pour la compréhension des systèmes d'alliances familiales, les réseaux de parenté et de clientèle qui se sont formés au début du XVIe siècle, au moment où le protestantisme s'installait en Bretagne et ailleurs autour de quelques grands notables : les d'Andelot-Coligny, les Rohan, les Mornay.

Dans le Vexin, comme en Bretagne, les Lespinay et les Perreau se sont trouvés incorporés dans ces trois réseaux interdépendants, formant eux-mêmes ensemble un curieux réseau d'alliances imbriquées. L'étude que nous présentons donne quelques informations sur l'ascension sociale considérable des Perreau, les imbrications d'alliances, les stratégies matrimoniales organisées par les Rohan et impliquant les Lespinay et les Perreau, tout cela à partir de l'étude de la pierre tombale de Jacques de Perreau, à l'inventaire des Monuments historiques, située à Magnitot près de Magny-en-Vexin et d'indications données en 1638 par René de Bruc, généalogiste breton, qui nous ont mis sur la piste de Jacques de Perreau à Magnitot.

Over-blog n'acceptant pas de gros articles, celui-ci est découpé en trois parties :
1) Famille ; 2) Alliances et piété ; 3) Pierre tombale.


La tombe de Jacques de Perreau à Magnitot (1)
Ascension familiale et débuts du protestantisme (XVe-XVIe s.)

Charles de LESPINAY, juin 2003

 

La chapelle de Magnitot (commune de Saint-Gervais, Val-d’Oise) offrait jusqu’il y a peu un mystère. En effet, son autel est encadré par deux magnifiques dalles funéraires épigraphes décorées[1] : l’une concerne un personnage connu, Jehan d’Isque, seigneur d’Isque, Omerville et Magnitot, vêtu en chevalier[2] l’épée à la ceinture, un lion et un heaume à ses pieds, le visage et les mains incrustés de marbre ; l’autre, de même facture et de même époque que la précédente, est celle d’un inconnu dont le nom a souvent été mal déchiffré.[3]

              D’après l’épitaphe sur bandeau répartie sur trois côtés de la dalle funéraire, il s’agit d’un dénommé Jacques de Perreau, Sieur de Cattillon, « panetier ordinaire du roy de France et d’Angleterre », décédé le 14 janvier 1528. Il devait alors avoir environ 50 ans. Représenté debout dans un décor architectural religieux, il est vêtu exactement comme le seigneur d’Isque (décédé en 1504), portant cote de mailles, armure, épée, poignard et gantelet, avec à ses pieds un heaume à plumail de chevalier et un lévrier. Son blason ou écu, représenté de part et d’autre du gisant, ainsi que sur le devant et les épaules de son vêtement, comprend un chevron avec une coquille saint-jacques[4] en pointe et un canton à senestre semé de fleurs de lys. L’existence de cette sépulture est signalée dès 1638 dans une généalogie donnée à d’Hozier par son correspondant en Bretagne René de Bruc[5], qui signale que Jacques de Perreau est décédé à Londres en 1528, « en odeur de sainteté », et enterré en la chapelle de Ma(g)nitot près Magny-en-Vexin. Sa présence dans la chapelle des Isque pouvait logiquement s’expliquer par une proche parenté ou par une alliance avec la famille d’Isque, en tant que beau-frère par exemple.

Et en effet, diverses sources mentionnent le mariage, en 1508, de Louis d’Isque (fils de Jehan précité) sieur d’Omerville et de Magnitot avec une Marguerite Perreau, leur fille Philippe d’Isque épousant le 24 février 1548 Antoine de Chaumont fils de Gilles seigneur de Bellaître[6]. Cette Marguerite Perreau, qui paraît de même génération que Jacques de Perreau, devait donc être sa sœur[7] , celui-ci étant dans ce cas le beau-frère de Louis d’Isque, inhumé probablement à son côté dans l’ancienne chapelle de Magnitot (sa pierre tombale n’a pas été conservée dans la chapelle actuelle). On peut supposer aussi qu’un fort lien d’amitié les avait unis jusqu’à la mort. Cela dit, et sans en savoir plus, nous pouvons essayer de préciser de quelle famille était issu l’homme inhumé à côté du seigneur d’Isque, avant d’étudier une partie du réseau familial auquel il appartenait avec les d’Isque et diverses familles qui vont s’engager dès les années 1550 dans le protestantisme.

Une famille obscure à l’ascension rapide

La famille (de) Perreau est très peu connue des historiens. Son existence nous est révélée essentiellement par les manuscrits français de la Bibliothèque Nationale (Cabinet des Titres) [8], à utiliser avec précaution, et par les archives de la famille de Lespinay[9]. Louis de (ou du) Perreau, frère cadet de Jacques de Perreau, a laissé une correspondance avec M. de Marillac alors qu’il était ambassadeur en Angleterre[10]. A la lecture de ces sources on découvre que, malgré les origines obscures de cette famille, son ascension fut très rapide.

Les Perreau, implantés récemment en Picardie, sont originaires de la paroisse Saint-Léonard de Corbigny dans le Nivernais. Leur premier auteur connu est Jean Perreau, « bourgeois de Saint-Léonard » au début du XVe siècle. Il a deux fils et une fille connus. L’aîné de ses fils, Antoine (de) Perreau, qualifié d’écuyer comme le seront tous ses descendants, est l’auteur de la branche noble du Boucquin subsistante au XVIIe siècle. Le second, Etienne Perreau, marié à Simone Bouchard, est bourgeois de Saint-Léonard. Parmi les cinq enfants d’Etienne Perreau, très bien alliés à des familles essentiellement bourgeoises du Nivernais, « maistre Jean Perreau », épouse début 1479 « honorable femme Magdaleine Laurens » ou de Laurento. Notaire-secrétaire et clerc à la chambre des comptes du roi, il vient s’installer semble-t-il en Picardie, se rapprochant de Paris où son beau-père Nicolas Laurens est maître d’hôtel du roi Louis XI. Les qualificatifs de « maistre » et d’« honorable » semblent indiquer que les deux époux n’étaient pas nobles[11]. Jean Perreau est le père de Jacques et Louis de (du) Perreau [12], tous deux chevaliers et nobles, et très probablement de Marguerite Perreau, tous liés au Vexin : Jacques et Marguerite par les d’Isque de Magnitot, Louis par sa petite-fille Edmée qui épouse Claude du Bosq sieur d’Espinay, résidant dans le Vexin normand.

La généalogie de la famille (de) Perreau établie par René de Bruc vers 1638 a comme personnage central ce Louis de Perreau (ou du Perreau) déjà nommé, chevalier, chanoine de Liège en 1517, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi François Ier de 1529 (ou 1526) à 1547, conseiller du roi, valet de chambre de la reine Eléonore dès son mariage en 1530, chambellan ordinaire du roi et de la reine, capitaine de Guérande en Bretagne jusqu'en 1536, grand maître des eaux et forêts de Bretagne jusqu’en 1541, ambassadeur en Angleterre en 1533, puis de 1537 à 1539, héraut d’armes de l’Ordre de Sa Majesté jusqu’à sa mort en 1548. Il est né avant 1489, année de l’inventaire après décès de feu Jean Perreau son père. Selon René de Bruc, Louis de Perreau est un « Picard de naissance », seigneur de Catillon ou Chastillon « en Picardie » (en réalité, paroisse de Fay en Bretagne). Il est aussi seigneur de Villers (don du roi en 1544), Les Otieux et Marcheville en Picardie. C’est donc un voisin du Vexin et des d’Isque. Une bonne partie, sinon la totalité, de son patrimoine en Picardie et Bretagne provient de dons du roi faits à lui-même ou à son frère Jacques dont il héritera en 1529. Il a épousé en premières noces à Angoulême le 5 mars 1526 Anne [Green] de Saint-Marsault (veuve en premières noces de Jean II du Chaffault et en secondes noces de Jean V de Lespinay, tous deux Bretons), dame d’honneur de la duchesse d’Angoulême et sœur du sénéchal de Périgord. En secondes noces, il épouse au château d’Angoulême en 1542 Jacqueline de Romerswale ou Rymerswael, dame d’honneur d’Eléonore d’Autriche (sœur de Charles Quint et femme de François Ier), fille d’Adrien baron de Lodick, comte de Rosendael, amiral de Flandres, et de Jeanne de Glimes de Grimberghe (descendante des ducs de Brabant) : leurs enfants hériteront d’une fortune considérable. En effet, les six frères et sœurs de Jacqueline n’eurent pas de postérité. Sa dernière sœur, Isabelle de Rymerswael, avait épousé en premières noces le huguenot Jacques de Bourgogne (1557) [13].

Tableau 1 - Les Perreau, aux XVe et XVIe siècles [14]


                     
Jean (de) Perreau          Jacques de Perreau            Louis de Perreau

 

Leurs armes étaient « D’or au chevron d’azur accompagné de trois roses de gueules posées 2 et 1 ». Cependant, les armes portées par la descendance de Jean (de) Perreau et Madeleine Laurens sont, comme on le voit sur la pierre tombale de Magnitot : « D’argent au chevron de sable avec une coquille saint-jacques (ou une rose) en pointe, au franc canton d’azur semé de fleurs de lys d’or » pour Jacques de Perreau, alias « D’argent au chevron de sable, au franc canton d’azur chargé de cinq fleurs de lys d’or posées en sautoir » pour son frère Louis. L’adjonction des fleurs de lys royales ne pouvait se faire qu’avec l’autorisation du roi et en reconnaissance de services particuliers qui ont pu être rendus soit par le père de Jacques et Louis de Perreau, soit par les deux frères eux-mêmes. Il semblerait plutôt que ces armes aient été données aux deux fils de Jean Perreau, lors de leur anoblissement, puisque ceux-ci sont qualifiés nobles selon les documents de leur époque, alors que leurs parents ne le sont pas. Et en effet, Jacques et Louis de Perreau, tous deux gentilhommes ordinaires de la chambre du roi (le premier jusqu’en 1528, date de sa mort, et le second à partir de 1529) ont semble-t-il accompli plusieurs missions de confiance pour le roi François Ier, en particulier en Angleterre et en Italie. Les dons de terres faits à plusieurs reprises par le roi à Louis de Perreau en sont un témoignage de reconnaissance.

Il est intéressant aussi de suivre l’évolution de l’écriture du nom. On sait que la particule n’est pas un indice de noblesse mais, dès la fin du XVe siècle, les Perreau ont semble-t-il commencé à écrire leur nom précédé d’une particule, Antoine de Perreau (auteur de la branche noble du Boucquin, ayant fait ses preuves à la réformation de la noblesse française) lorsqu’il apparaît comme écuyer, et Jean de Perreau lorsqu’il devient « clerc à la chambre des comptes du roi », puis ses fils et leurs enfants après lui, hésitant entre le « de » et le « du ». Cependant, les documents administratifs et notariés de l’époque leur refusent en général la particule que les documents ultérieurs vont parfois leur donner. Le plus souvent, Jean le père de Jacques, Louis et, probablement, Marguerite, est mentionné sans particule, de même que sa fille Marguerite. Même les membres de la branche du Boucquin dont la noblesse a été prouvée sont mentionnés en général sans particule (sauf dans le mémoire de preuves qu’ils ont présenté pour la confirmation de leur noblesse).

Etienne Perreau, père de Jean, était présenté dans une généalogie de la Bibliothèque nationale[15] comme chevalier, Sieur de Roches et de Terripereau (= « terre au Perreau » ou « terre de Perreau »), alors que d’autres sources montrent qu’il était bourgeois de la paroisse Saint-Léonard de Corbigny, titre qui ne s’appliquait pas ici à un noble, membre de la municipalité d’une ville-bourg, mais à un commerçant d’un bourg. Il s’agit d’une amusante reconstruction (« Etienne Perreau, Sieur de Terre au Perreau ») faite au XVIIe siècle à partir de la situation sociale exceptionnelle de Jacques et Louis de Perreau. De façon inhabituelle pour l’époque il semble donc que les Perreau, bien qu’issus de petite bourgeoisie, aient tenté, dès la fin du XVe siècle, d’agréger à leur nom une particule pour mieux coller à leur rang social qui était rehaussé par les alliances qu’ils avaient contractées[16]. Parmi ces alliances bourgeoises et nobles, notons en Nivernais les Bouchard, Guillemère (de St-Léonard, dont un membre était curé d’Argenteuil), de Corbigny, de Tournes, de Morogues, de Clèves (Herman, bâtard légitimé de Nevers) et en Vexin et Picardie les Laurens, d’Isque, du Bosc d’Espinay.

            Jacques de Perreau est donc quelqu’un qui a des relations, par son travail et par sa famille. Son père a dû le faire présenter très jeune au roi ainsi que son frère Louis, tous deux devenant attachés à son entourage. Sous le règne de Charles VIII ou de Louis XII, il reçoit la terre de Castillon en Bretagne [17] en remerciement de ses services. A la mort de Louis XII en 1515, il devient un proche du roi François Ier, époux de Claude fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne, son frère étant lui-même nommé chanoine laïque de Liège le 1er juillet 1517. Il faut dire qu’en outre tous deux ont parmi leurs cousins germains par alliance Herman de Clèves, « cousin du roi », petit-fils légitimé de Jean Duc de Clèves, frère de Marie de Clèves, mère de Louis XII[18]. On ne sait à quelle date Jacques de Perreau est devenu « panetier ordinaire du roy de France et d’Angleterre ». La mention paraît curieuse car aucun des rois concernés (Louis XII et François Ier) ne s’intitule roi de France et d’Angleterre[19]. Peut-être faut-il y voir une confusion faite par le sculpteur de la pierre tombale, parmi les informations qui lui ont été données pour réaliser son œuvre, entre l’office de panetier ordinaire tenu par Jacques de Perreau auprès du roi de France et ses ambassades auprès du roi d’Angleterre.

            Un Jacques de Perreau, dit « le jeune Castillon », est mentionné après le décès de notre défunt de Magnitot, ce qui en fait très probablement son fils (la mention « jeune » rappellant en général que le père porte le même prénom, et « Castillon » signifiant qu’il est seigneur, ou fils du seigneur, de cette terre). Il semble avoir pris la suite de son père dans les missions spéciales confiées par le roi. C’est le cas dans un mandement du trésorier de l’épargne du 26 août 1528 pour porter des lettres du roi au comte de Saint-Pol en Italie, et dans un autre mandement du même du 22 septembre 1528 pour rapporter à M. de Saint-Pol en Italie la réponse aux lettres dont celui-ci l’avait chargé pour le roi, et lui faire tenir 10.312 livres 10 sous tournois destinées à son armée [20] . Dès 1529, Louis de Perreau est nommé seigneur de Castillon, ayant semble-t-il succédé à son frère et au « jeune Castillon » très probablement décédé. En mars 1529, il est chargé d’une mission diplomatique pour le roi en Italie et de porter 40.000 livres tournois au comte de Saint-Pol (lieutenant général du duché de Milan) et 40.000 autres livres à Renzo de Cere (lieutenant général du duché de Naples) pour le paiement des gens de guerre [21]. Si Jacques de Perreau le jeune est bien le fils de son homonyme de Magnitot, on peut envisager que ce dernier ait pu épouser une sœur de Louis d’Isque à la même époque où celui-ci épousait Marguerite Perreau, un double mariage par lequel deux amis épousant leurs sœurs respectives renforcaient ainsi leurs liens (ce que pourrait montrer la présence d’un lévrier sur la pierre tombale, symbole de fidélité).



[1]    « Epigraphes », c’est-à-dire avec inscription. Ce sont les seules dalles funéraires qui subsistent dans l’actuelle chapelle. Elles sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

[2]     C’est-à-dire, ici, en armure, cote de mailles, etc.

[3]     La description et le commentaire de ces deux dalles et de leur iconographie justifieraient un article à part. Nous en ferons une description succincte en annexe.

[4]     Il pourrait s’agir soit d’une erreur d’interprétation du graveur : la rose des armes des Perreau étant confondue avec une coquille Saint-Jacques, soit d’un choix : rappelant le prénom du défunt (et son saint patron) et symbolisant peut-être aussi la piété connue du défunt.

[5]       B.N., Mss.Fr., Cabinet de d'Hozier, vol.266, dos.7146.

[6]    J. Depoin, Cartulaire de St-Martin de Pontoise, p.395 ; R. Vasseur, F. Waro, article sur Omerville dans Mémoire de la Société Historique et Archéologique de Pontoise, 1987.

[7]      La tante et la cousine germaine de Jacques de Perreau portent aussi le prénom de Marguerite (voir tableau 1).

[8]      Bibliothèque nationale : Dossiers Bleus vol.517 [Fr.30062] dos.13505 ; Cabinet de d'Hozier vol.266 [Fr.31147] dos.7144, 7145, 7146 ; Fr.7853 fo.1680, et aussi Le Laboureur, Mémoires de Castelnau, t.III, 1731.

[9]   Archives départementales de Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire [E 3174], Archives municipales de Nantes, Bibliothèque Royale de Bruxelles.

[10]   Jean Kaulek, Correspondance politique de MM. de Castillon et de Marillac, ambassadeurs de France en Angleterre (1537-1542), Paris, Félix Alcan éditeur, 1885.

[11]     Cependant, les généalogistes du XVIIe siècle ont tenté de rattacher Madeleine Laurens (alias « de Laurento » en latin) à la famille nivernaise noble de Loron ou Lauron, ce que semblent démentir les documents d’archive.

[12]    Jean Kaulek (op.cit., 1885), dont le travail est très sérieux, en doute fortement à cause des erreurs présentes dans la généalogie publiée par Le Laboureur. Mais, ni Le Laboureur ni Jean Kaulek ne connaissent l’existence de Jacques de Perreau, même si Louis de Perreau est crédité d’un frère aîné par les sources anglaises étudiées par Jean Kaulek. Cependant, les autres sources semblent bien confirmer la filiation proposée ici. De nombreuses questions restent non résolues sans une étude systématique et critique des sources disponibles et des hypothèses, qui n’a pas été faite pour le moment.

[13]    Jacques de Bourgogne (ca.1520-1557 Strasbourg), ami de Calvin, veuf de Yolande de Bréderode (1525-1553), converti dès 1545 à la Réforme comme ses frères François, ancien protonotaire apostolique, et Jean, tous trois persécutés aux Pays-Bas pour leur religion (cf. P. van Kerrebrouck, Les Valois, Villeneuve d’Ascq, 1990, pp.641-642).

[14]    Voir Le Laboureur, Mémoires de Castelnau, t.III, 1731, p.200.

[15]     Bibliothèque nationale, Dossiers Bleus vol.517 [Fr.30062] Perichon-Perrinot dos.13505 Perreau, fo.13.

[16]    La pratique d’ajouter une particule devant le patronyme d’une famille noble sans particule se généralise au cours du XVIIIe siècle, comme le montrent de nombreux cas répertoriés à travers les actes d’ancien régime, dans des régions aussi éloignées que la Bretagne et la Franche-Comté (et la Bourgogne dont dépend Corbigny).

[17]     Paroisse de Fay.

[18]   Presque toute la génération de Jacques de Perreau (Jacques, Marguerite, Louis, et leurs cousines Marguerite et Léonarde) est entrée dans la noblesse, soit par anoblissement soit par mariage, ce qui n’est probablement pas une coïncidence.

[19]     Noter cependant que les rois d’Angleterre de cette époque, quant à eux, se titrent depuis Henry VI « rois d’Angleterre et de France ». Jacques de Perreau aurait-il été panetier du roi d’Angleterre ? Les missions exécutées pour le compte du roi de France et l’octroi dans ses armes d’un franc canton semé de fleur de lys semblent montrer que cela n’était pas le cas. Nous n’avons pas trouvé cependant de mention de Jacques de Perreau comme panetier du roi de France (ou du roi d’Angleterre)…

[20]     Bibl.nat., ms. fr. 10.406, f° 70 et 72 verso. Sources communiquées par Jean-Philippe Gérard, Société d'histoire et d'archéologie du Vexin et du Val d'Oise.

[21]    Jean Kaulek, op. cit., Introduction,

Partager cet article

Repost 0
Published by Famille Lespinay - dans Jehan de Lespinay et sa famille
commenter cet article

commentaires

BENOIT-GUYOD 04/11/2015 22:12

Bonjour, Vous donnez Pierre Le BRETON comme époux de Marguerite PERREAU. J'ai de mon côté trouvé Pierre de VANDEL dit Le Breton, Seigneur d'Eugny, Maizière, Chaumot, Ardan ; Châtelain de Monceaux-le-Comte et de Montreuillon. Ils auraient eu un fils, Pierre de VANDEL, Châtelain de Monceaux-le-Comte
Il semble s'agir de la même personne. Je m'intéresse aux VANDEL et si vous avez des informations complémentaires sur cet personne, je suis preneur. Merci

Jean-Philippe de Lespinay 02/08/2015 15:24

Merci de cette précision.

Jan 01/08/2015 21:27

Merci pour le bel article.
Petite correction à apporter: Jacques de Perreau, dit "le jeune Castillon," mourut en janvier 1529 nouveau style (= janvier 1528 style de Pâques). C'est bien le même individu qui remplit ces missions en Italie dans l'été de 1528.

Charles de Lespinay 17/08/2015 12:21

Selon sa pierre tombale, Jacques de Perreau serait décédé le 14 janvier 1528. Je n'ai en effet pas pensé à recalibrer cette date comme je l'ai fait pour les registres paroissiaux nantais. Néanmoins, ce Jacques de Perreau, fils aîné de Jean Perreau (qui n'était pas seigneur de Castillon), ne peut être "le jeune Castillon" mentionné en 1528, au vu de son âge (plus de 50 ans). Ce ne serait donc pas le même individu qui caracole dans des missions en Italie en août-septembre 1528 et qui est décédé en Angleterre en janvier 1529. Il s'agit probablement d'un fils homonyme de Jacques de Perreau, peut-être décédé avant lui. Il faut conserver néanmoins un doute sur l'existence de deux Jacques et il faut en effet revoir toutes les dates (et leurs sources) pour les recalibrer car cela n'a en général pas été fait par les historiens. Grand merci donc de votre remarque.