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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 10:20

Dominique Le Page, « Jean de Lespinay, trésorier et receveur général de Bretagne, 1448-1524 », in : Bretagnes, art, négoce et société de l’Antiquité à nos jours, Mélanges offerts au professeur Jean Tanguy. Brest, 1996, p.215-227.


Excellent travail, très mesuré et très documenté, qui ne peut être résumé ici. Quelques rares points sont discutables. Paru après la soutenance en 1995 de la thèse de l’auteur, cet article émet curieusement moins de jugements de valeur et d’erreurs d’interprétations que la publication de la thèse en 1997.


p.215 : “La carrière de Lespinay se développe donc dans le contexte de la prise de contrôle de la Bretagne par le France, permettant tout à la fois d’étudier le parcours d’un homme et l’évolution d’une fonction, celle de trésorier et receveur général, dans une période particulièrement sensible sur le plan politique.

Un deuxième intérêt réside dans le fait qu’après la mort de Lespinay, le pouvoir royal s’en est pris à ses héritiers pour les forcer à rendre compte. (…) L’affaire Lespinay joue dans ce mouvement [qui commence : celui des procès des grands officiers] un rôle non négligeable qu’il faut restituer afin de mieux comprendre la place de la Bretagne dans les réformes alors entreprises. ”

p.217 : “Né à la fin des années 1440, Jean de Lespinay a commencé sa carrière sous le duc François II en assurant, à partir de 1475[2], la gestion du domaine du Gâvre[3] et en multipliant les spéculations foncières[4]. C’est ce dernier type d’activités, en lui permettant d’accroître sa fortune, ainsi que ses alliances familiales[5], qui expliquent sa nomination à la trésorerie générale[6] le 14 avril 1489.”

“Lespinay a dû d’abord choisir son camp dans un jeu politique de plus en plus complexe. Après avoir été tenté un moment de suivre le vicomte de Rohan dont il était, du fait de ses terres, l’arrière-vassal, il est finalement demeuré fidèle à la duchesse.” [C’est une supposition. Rien ne prouve que Lespinay ait fait partie du camp du vicomte de Rohan : il semble bien que sa maison ait été incendiée par les « Français » (et peut-être par les troupes de Jean de Rohan lui-même, qui semble avoir fait ainsi pression sur les Volvire en dévastant leur seigneurie de Plessé, juveigneurie de Blain dont les Rohan étaient seigneurs, afin de la racheter quelques années après) et non par les « Bretons », et encore n’avons-nous qu’une tradition tardive et incertaine (du 17e s. et modifiée au 18e s.), transformée par les d’Hozier, et reprise de façon erronée par Kerhervé, Le Page, Minnois et d’autres]

“En 1498, sa marge de manœuvre se trouve réduite du fait qu’il se trouve associé à un autre grand officier, le général des finances, introduit en Bretagne par Charles VIII dès 1491, et à qui ont été dévolues toutes les tâches d’ordonnancement des dépenses (…).” Le général des finances est devenu le supérieur du trésorier général.

[Note 2 : Il en garde le contrôle jusqu’en 1489] [point discutable : d’une part, il n’a pas exercé seul cette activité, d’autre part rien ne dit qu’il l’a exercé sans interruption ; enfin, la seule source est Béchameil de Nointel, non contemporaine, qui semble faire systématiquement d’un sergent féodé non rémunéré un receveur ayant des appointements, ce qui n’est pas la même chose]

[Note 3 : Son père, prénommé lui aussi Jean, avait géré le domaine du Gâvre du 1er janvier 1463 au 12 juin 1465 et avait été remplacé par son fils Guillaume jusqu’au 31 mars 1466, J. Kerhervé, Les gens de finances…, op. cit., 1986, t.II, notice 11, p.386-387] [point discutable comme le précédent en ce qui concerne la fonction (sergent féodé ou receveur ?) et la durée : il semble que Guillaume aît rendu les comptes de son père (le « dernier compte dudit deffunct de Lespinay, qui fut conclud a Vennes le 12e juin 1465, jusques au dernier mars audit an [1465]), se terminant le 31 mars 1465, le 12 juin 1465 ; la mention de Béchameil donne 1465, et non 1466]

[Note 4 : Il a pris notamment la ferme de la traite des bêtes vives de l’évêché de Nantes de 1485 à 1488, celle des ports et hâvres d’entre le Couesnon et l’Arguenon en 1487…, J. Kerhervé, Les gens de finances…, op. cit., t.1, notice 55, p.52-54][oui mais pas seul et pas exactement en même temps ; quant à ses « spéculations foncières », elles ne semblent pas gigantesques si l’on regarde la surface de ses terres en 1524 (voir le dossier sur la seigneurie de Lespinay)]

[Note 5 : Le frère de sa femme, Bertranne Robellot, était marié à Françoise Becdelièvre] [cette interprétation est envisageable mais incertaine : il n’est pas du tout sûr que le frère de Françoise Becdelièvre, homme de finances, ait été à l’origine de la nomination du beau-frère de sa sœur. L’autre point discutable concerne l’accroissement de sa fortune, lorsque l’on apprend après sa mort en 1524 que le trésorier s’était endetté et avait hypothéqué ses biens pour tenir sa charge]

[Note 6 : Il succède à Guillaume Juzel]

p.220 : “Il n’a pas été maître de toutes les nominations mais on devine qu’il a profité du renouvellement déclenché par Anne pour accroître son influence en assurant lui-même la gestion de recettes importantes – comme celle de Nantes[29] qu’il a cédée ensuite à son propre fils Guillaume – ou en faisant nommer des proches à chaque fois que l’opportunité se présentait. De ce fait, il a pu se constituer un réseau de fidèles au sein du personnel financier, réseau dont on devine les ramifications (…).”

[Note 29 : Il a fait par ailleurs la gestion de biens saisis lors de procès et assuré la centralisation des billots. Son influence a également dû jouer dans le monde des fermes] [si ces interprétations nous paraissent fondées, il reste plusieurs points discutables : d’une part la recette de Nantes a été confiée par Jean IV d’abord à son fils aîné Jean puis à son fils cadet Guillaume, et non assurée directement ; de même la gestion de biens saisis a été confiée successivement à ses deux fils, d’abord l’aîné, puis le cadet, et non assurée directement par le trésorier ; d’autre part, son réseau et les liens personnels semblent s’être constitués progressivement, plus par sélection que par choix clientéliste ; la place des La Rivière de Plessé dans le réseau du trésorier reste discutable dans la mesure où l’on ne sait pas quels La Rivière, dont Jean IV a racheté le fief éponyme, sont liés familialement aux Lespinay]

p. 221 : “La Bretagne n’a pas échappé à ces opérations [commissions créées pour obliger à rendre les comptes] et Lespinay a dû, en 1518, commencer à régulariser sa comptabilité[38]. (…) Les dernières sources qui le décrivent en activité le montrent organisant des convois d’or et d’argent entre Nantes et Blois afin d’alimenter les caisses royales[40] et sa mort, en juillet 1524[41], intervient alors que la pression royale, pour faire respecter ses ordonnances, continue à s’exercer à plein, lui ôtant toute possibilité de s’y soustraire.” Objet d’une méfiance grandissante du pouvoir “Dans cette perspective, on peut considérer que sa mort survient à temps en lui évitant d’être mis directement en cause ; elle place cependant sa famille dans une situation délicate.”

[Note 38 : Il a conclu, le 9 juillet 1518, un premier compte de la trésorerie générale pour les années 1498-1503, ALA B 4297 f° 543.] [Il avait rendu auparavant son compte 1489-1491]

[Note 40 : ALA B 570 f° 116.]

[Note 41 : Il avait alors plus de 75 ans]

p. 222 : “Pour retarder les opérations de contrôle et éviter d’être mis en cause personnellement, celui-ci [Guillaume de Lespinay, petit-fils du trésorier] prend la qualité d’héritier sous bénéfice d’inventaire puis s’engage dans une bataille juridique afin de retrouver la jouissance des papiers et des biens de son grand-père.” [On note ici, repris par l’auteur, un jugement de valeur issu du dossier de l’accusation (« pour retarder les opérations de contrôle ») alors que celle-ci refusait de donner à Guillaume tous les papiers utiles pour rendre les comptes, et lui rendait la tâche impossible tout en l’accusant de faire traîner volontairement les choses… Les pièces de procédure semblent bien montrer que ce n’est pas Guillaume qui est à l’origine du retard mais les désaccords entre les juridictions et le non respect par elles de l'autorité de la chose jugée. À noter qu’Alain de La Bouexière, procureur des comptes de Nantes, qui mène les poursuites, était un parent de Guillaume de Lespinay par les Spadine]

“À partir de 1527 pourtant tout s’accélère : en juin, afin d’obtenir paiement de tous ceux qui avaient des dettes à l’égard du trésorier, le roi, en violation de l’arrêt des Grands Jours de Bretagne, fait transférer les acquits de Lespinay[45] au Conseil étroit. En octobre de la même année, les terres de Lespinay et de Tremar, cœur des possessions de l’ancien trésorier général, sont attribuées au sr de Castillon[46] et, en décembre 1527, une autre partie de ses propriétés, constituée des domaines de Lanvaux et d’Auvers, est vendue à Anne, vicomtesse de Rohan, pour la somme de 1000 l [47].”

[Note 45 : Ce qui provoque un appel de Guillaume aux Grands Jours le 28 juillet 1527. (…) B.N. CAR 382.

[Note 46 : ALA B 51 f° 373-375.

[Note 47 : On peut se demander toutefois si celle-ci en a vraiment eu la jouissance et si Guillaume de Lespinay n’a pas réussi à les vendre à son beau-père avant la saisie. Dans les années 1540, la vicomtesse se plaignait de n’avoir pu en prendre possession.] [Ce dernier point est très intéressant car il est d’abord fondé sur une erreur et ensuite il montre une certaine complicité d’Anne de Rohan, épouse de Pierre de Rohan-Gié, à la fois parente féodale (par son mari) et suzeraine de Guillaume. 1) L’erreur : les domaines de Lanvaux et Auvers faisaient partie de l’héritage Plusquellec revenu à Jean du Chaffault en 1499, mais dont le partage a été contesté par son cousin Charles de Rohan-Gié, frère aîné de Pierre de Rohan et donc beau-frère d’Anne de Rohan ; ils ne faisaient partie ni du patrimoine du trésorier défunt ni de celui de son épouse, mais de l’héritage de Jean du Chaffault et donc de Marie du Chaffault et de ses sœurs ; ils n’auraient pas dû être saisis et vendus, le trésorier n’en ayant été que l’usufruitier à partir de 1514 par contrat prenant fin à sa mort. 2) La complicité : les Rohan-Gié, représentés par Charles de Rohan, ont fait un procès aux filles du Chaffault, héritières de Jean, aux Lespinay et à Pierre de Foix, parent des du Chaffault, pour s’approprier l’héritage Plusquellec, procès qu’ils ont semble-t-il perdu en 1518 puisque ces terres sont restées aux Lespinay ; lors du décès de Jean IV de Lespinay, c’est Anne de Rohan qui souhaite acheter les deux domaines saisis : est-ce pour le compte de son défunt mari ou bien est-ce pour les rétrocéder ensuite à Guillaume de Lespinay, à charge pour lui de la dédommager ainsi que ses belles-sœurs du Chaffault ? C’est très certainement la deuxième solution. Toutes les opérations relatives à la récupération des biens des Lespinay et des du Chaffault (injustement saisis) après la mort du trésorier montrent une complicité certaine entre Anne de Rohan, Anne de St-Marsault, les héritiers de celle-ci et le sieur de Castillon, troisième mari d’Anne de St-Marsault. Cette complicité avec les Rohan de Blain est montrée par ailleurs à l’occasion des poursuites menées contre Guillaume de Lespinay en 1532 pour finir de rendre les comptes du trésorier] [Il faut corriger une autre erreur : de quel beau-père s’agit-il dans la note 47 ? Jean du Chaffault est mort vers 1510 et Guillaume n’est pas remarié. Le troisième mari de sa belle-mère serait-il le beau-père ? Il semble que non. En tout cas, la somme de 1000 livres montre que ces domaines ne valaient pas si cher que cela et que les auteurs ont surévalué la valeur du patrimoine du trésorier Lespinay]

p. 225 : “Considérée sous cet angle, « l’affaire Lespinay » revêt incontestablement une dimension politique dans la mesure où elle a permis le déclenchement de l’offensive royale et qu’elle a facilité la mainmise du pouvoir sur la province.” (…)

“En affirmant cela, il n’est pas dans notre intention de diminuer la responsabilité de Lespinay ni de procéder à une quelconque réhabilitation de sa personne. L’examen de ses comptes, engagé résolument à partir de 1529, a, en effet, conclu qu’il était resté débiteur à l’égard du roi de plus de 80 000 L [62]. De multiples sources indiquent par ailleurs que l’exercice de sa charge de trésorier lui avait donné l’occasion de s’enrichir, lui permettant d’acquérir un patrimoine conséquent[63], d’assurer à ses fils des situations confortables[64] et de jouer, quand l’occasion s’en présentait, les créanciers auprès des notables de la province[65]. S’en tenir à ces éléments pour le juger serait pourtant quelque peu réducteur.”

[Note 62 : Sans considérer les sommes mises en déport qui ne sont jamais précisées.

[Note 63 : Il possédait une maison à Nantes – dite maison de Beausoleil – mais l’essentiel de ses biens était concentré à Plessé, sa paroisse natale, dans l’évêché de Nantes. Pour une description plus complète de ce patrimoine, voir D. Le Page, L’administration financière…, op. cit., t.III, notice 9. [ce « patrimoine conséquent » pouvait valoir entre 20.000 et 30.000 livres, ce qui est faible, sans compter les dettes révélées après la mort du trésorier (certaines créances familiales pouvant être douteuses et destinées à réduire le poids relatif des autres créanciers) : les auteurs affirment l’enrichissement excessif du trésorier mais ne peuvent le prouver]

[Note 64 : Son fils aîné Guillaume fut receveur ordinaire de Nantes ; le cadet, prénommé lui aussi Jean, fut secrétaire puis maître à la Chambre des comptes jusqu’à son décès en 1517. L’aisance financière de Lespinay était telle qu’il avait pu, en 1514, payer une amende féodale d’un montant de 10.300 L. à Jean de Laval, sr de Châteaubriant, qui s’était opposé au mariage de son fils Jean avec Agnès de Saint-Marsault. [Cette note est quasi totalement erronée : 1) Guillaume est le cadet et Jean V est l’aîné comme le montrent plusieurs faits : Jean V signe l’acquisition du Haut-Espinay avec son père ; Jean IV négocie pour Jean V des mariages féodaux brillants (avec Hélène de Marbré puis Anne de St-Marsault) ; Jean V précède son frère Guillaume dans la charge de receveur de Nantes puis entre à la Chambre des comptes alors que celui-ci prend sa suite à la recette de Nantes ; son nom est cité avant celui de son frère dans les actes communs… ; 2) Jean V fut donc receveur de Nantes avant son frère Guillaume ; 3) Jean IV de Lespinay s’est probablement endetté pour payer, en janvier 1514, 10.300 L. de dot à Marie du Chaffault et Anne de St-Marsault et non une amende dont la menace (qui n’est pas une demande effective) n’a été faite qu’en 1515, un an après son supposé versement ; 4) Jean de Laval ne s’est pas opposé au mariage d’Agnès de St-Marsault, qui n’était pas sa vassale, mais à ceux de ses filles hors du comté nantais et sans son consentement préalable : toutes ces conditions ayant été remplies, il n’y a pas eu d’amende… Cela fait beaucoup d’erreurs en quelque 4 lignes]

[Note 65 : En 1523, il demandait à être remboursé de plusieurs sommes de deniers qu’il avait prêtées à Olivier de Lanvaux, ancien maître à la Chambre des comptes, B.N. CAR 382 f° 338-339.] [Point discutable : le texte de 1523 parle de sommes que devait Olivier de Lanvaux au trésorier avant sa mort en 1518. On ne sait s’il s’agit de prêts personnels. C’est possible. En tout cas, le trésorier souhaitait engager des poursuites dans la juridiction de Nantes pour éviter les fatigues supplémentaires. Le trésorier ne « jouait » pas ici « les créanciers » des notables, mais essayait de faciliter son travail de trésorier. Olivier de Lanvaux avait été commis de Jean IV de Lespinay en 1489 et, devenu maître à la Chambre des comptes, resta jusqu’à sa mort un allié de celui-ci : il est donc un exemple particulier qui s’explique par le fait que le trésorier a hésité longtemps à poursuivre un ami. Le texte p.225 n’est pas motivé par des sources ad hoc]

p. 226 : “L’accélération du contrôle à partir des années 1520 est venue bouleverser cela tout en montrant que ce qui était en jeu dans la condamnation des officiers de finances, et particulièrement de Lespinay[71], ce n’était pas tant la façon dont ils avaient exercé leur charge – qui avait toujours été plus ou moins sujette à caution – que l’attitude du pouvoir vis-à-vis d’eux, sa plus ou moins grande volonté à faire respecter les règlements qu’il avait depuis longtemps édictés[72], son ambition enfin – et c’est là que l’on retrouve la dimension politique de ces opérations – à étendre son emprise sur la gestion des finances.”

“Jean de Lespinay n’a donc été ni un saint ni un martyr ni un officier foncièrement corrompu mais bien un homme de son temps dont le parcours illustre l’évolution de la Bretagne dans les premiers temps de son intégration au royaume. Il a dû les plus belles heures de sa carrière à la protection de la duchesse Anne qui, en le nommant à la trésorerie générale aussi bien en 1489 qu’en 1498, a voulu signifier sa volonté de maintenir un État breton autonome et se doter des moyens financiers pour y parvenir. [p. 227] À l’inverse, il a connu ses plus grandes déconvenues quand les rois de France ont voulu asseoir un contrôle étroit sur la province. (…) Si la mort lui a permis d’échapper lui-même aux sanctions[73], elle n’en a pas moins entraîné la fin du système dont on l’accusait d’être le pivot (…).”

[Note 71 : Comme dans celle de tous les grands officiers de finances.]

[Note 72 : Il est significatif à cet égard que Lespinay n’a pas été obligé de rendre compte sous Anne de Bretagne et qu’il a fallu attendre 1518 pour qu’il se soumette une première fois à cette obligation.] [Cette note est inexacte : Lespinay a rendu sous Anne de Bretagne son premier compte 1489-1491 avant 1498, et ses comptes 1498-1500, 1501-1502 et 1503-1507 avant 1518, date à laquelle on lui réclame les comptes 1508-1515 et 1516-1517 qu’il rendra en 1523 et 1524.]

[Note 73 : Ses héritiers n’ont pas payé les 80.000 L. dont il avait été trouvé redevable à la fin de ses comptes. Le pouvoir royal a dû se « contenter » des biens du trésorier qui avaient été confisqués dès 1527.] [Texte inexact : les descendants du trésorier, ne s’étant pas portés héritiers, n’ont pas eu à payer les 80.000 L]

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Published by Famille Lespinay
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