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Notices relatives à quelques personnages cités

A

Avignon (Pierre), fils de François, de la paroisse d’Izé (diocèse de Rennes), commis du trésorier de Bretagne Jean IV de Lespinay de 1499 à au moins 1509, receveur du fouage de l’évêché de Nantes en 1488 et 1490 avec Jean Parageau et T. Erault, receveur ordinaire de Nantes en 1491-1492 puis juste avant Jean V de Lespinay de 1499 à 1501, puis encore en 1514-1515, épouse Guillemette (de) Lespinay (peut-être fille ou petite-fille de Jean IV). Il fait partie avec sa femme (ou pour le compte de celle-ci) en 1524 des créanciers de Jean IV de Lespinay. Cf. Kerhervé, annexe thèse, 1986, p.601 ; Le Page, 1997, p.492-493.

Avignon (Arthur), fils du précédent et de Guillemette (de) Lespinay, fermier du devoir d’impôt et billot dans l’évêché de Vannes en 1522-1524 et suiv. En 1530, il est fermier du devoir de billot et appétissement dans l’évêché de Nantes, jusqu’au moins en 1533. Cf. Kerhervé, annexe thèse, 1986, p.611 ; Le Page, 1997, p.493.

B

Benoist (René), bénéficiaire de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510. Une Renée Benoist épouse ca. 1500 Jean de Saint-Aubin, fils de Jean et neveu de Pierre de Saint-Aubin, relation de Jean IV de Lespinay.

Bidoux (Pierre de), sieur de Lartigue, vice-amiral de Bretagne, neveu de Prégent de Bidoux (hospitalier de St-Jean, grand prieur de Saint-Gilles, amiral des galères jusqu’en 1526), adresse au roi avec Pierre Cosnoal un rapport accusatoire sur les malversations des officiers bretons ; il participe à une commission formée le 17 août 1524 (avec Guillaume Luillier, maître des requêtes de l’hôtel du roi et conseiller au Parlement de Bretagne, et Marc Le Groing, gentilhomme de la Chambre du roi), pour se transporter en Bretagne et faire rendre les comptes de Jean IV de Lespinay. Il participe à une seconde commission créée le 11 novembre 1524, pour faire rendre compte à Guillaume de Lespinay héritier du trésorier Jean de Lespinay, comprenant (Guillaume Luillier est décédé) Marc Le Groing, Jean Briçonnet, vice-chancelier de Bretagne, Guillaume Barthélémy, contrôleur général, Jean Vaillant, bailli de Dunois et conseiller au Grand Conseil, et Charles Luillier. En septembre 1541, sans l’autorisation du roi, il mène des actions de piratage contre les Anglais au large du Finistère avec Jean-François de La Rocque, sieur de Roberval. Cf. Le Page, 1997, pp.49, 306 ; B.N.F., Ms. Français, Carrés de d’Hozier, vol.382 Lescu (Fr. 30611), fo.349-353.

Blanchart (Bonabes), sieur du Blanc Verger, épouse 1) dès 1500 Jeanne de Forest, 2) en 1513 Françoise Spadine, fille de Gilles et de Gillette Picart, petite-nièce du trésorier Jean IV de Lespinay. Il est sans aucun doute parent de François Blanchart époux de Françoise Guyole (nièce de Pierre Guyole et de Marie de Lespinay).

Blanchet (Charles), secrétaire à la chancellerie de Nantes, épouse ca.1526 Raoulette Spadine, petite-fille de Renée de Lespinay (et d’Henriette de Lespinay ?).

Bonnet (François), fils de Jean Bonnet, fermier des impôts et billots de l’évêché de Saint-Malo en 1518 avec Jacques de Saint-Cire, Jean Parajau l’Aîné et Jean Parajau le Jeune, fermier des impôts de l’évêché de Nantes en 1519 avec Jean Parajau le Jeune, Jean et Hamon Goulart ; en 1511, il est procureur de Jean V de Lespinay dans une affaire de paiement d’arrérage de rente ; il exerce la recette de Dol en tant que commis de Jean IV de Lespinay en 1518. Il épouse Anne Blanchet (fille de Pierre et d’Artuze Pero), qui se remarie ensuite à Alexandre Tempéran, banquier. Ses héritiers furent poursuivis pour la reddition de ses comptes (son père Jean, sa femme Anne Blanchet, ses frère et sœur Jean et Jeanne, et René de La Bourdonnaye mari de Jeanne, incarcéré en 1536-1537). Cf. Le Page, 1997, p.557-559.

Brécel (Christophe), seigneur de La Seilleraye, docteur en droit, sénéchal de Nantes, maître des requêtes de la maison de la reine en 1524, épouse Catherine du Chaffault le 23 mai 1520, belle-sœur de Guillaume de Lespinay, décède à Nantes en 1547. Procureur du trésorier Jean IV de Lespinay dans diverses affaires. Beau-frère et caution de Guillaume (IV) de Lespinay, il l’héberge lors de son internement pour rendre les comptes de son grand-père. Cf. Le Page, 1997, pp.135, 356, 505n.

Brécel (Louise), née 1521, fille de Christophe et de Catherine du Chaffault, épouse 1) Pierre de La Chapelle, sieur des Jamonières, docteur en droit puis conseiller au Parlement de Bretagne, 2) 27 juin 1537 François Gabart sieur de La Noë.

C

Capeau (Jamet), sieur de Malaguet en Plessé, époux de Michèle (patronyme non connu) avant 1487, afferme la traite des bêtes vives avec Jean I Parageau en 1480 (Arch. L.-A., B 9 f° 168 v°) ; relation de Jean Coué, de Jean IV de Lespinay et des Parageau.

Carheil (Guillaume de), ca.1490-1532, fils de Guillaume (alias Jean), seigneur de Carheil en Plessé et Guenrouët, épouse en 1511 Jeanne Spadine (née 1492), fille de Gilles et de Gillette Picart, et petite-fille de Renée de Lespinay.

Carheil (Jean de), ca.1512-1554, fils aîné des précédents, secrétaire à la Chambre des comptes de Bretagne de 1546 à 1554. Il épouse Jeanne Coupegorge. Sans postérité connue.

Carré (Gilles), fils de Michel Carré et de Gillette Dautye, sieur des Loges, receveur des fouages de l’évêché de St-Malo de 1510 à 1531, miseur de Rennes (1516-1517), receveur-payeur des gages des gens du Conseil de 1517 à 1532 (il est destitué pour forfaiture en 1532), connétable de Rennes en 1534, est caution de Julien Lamy, trésorier des Etats de 1522 à 1534. Epoux de Marie Régnier, fille de Jean aussi payeur des gens du conseil de 1498 à 1517. Fait partie des créanciers du trésorier Lespinay en 1524. Cf. Le Page, 1997, p.431-432.

Carré (Michel), fils de Martin Carré, de Rennes, apothicaire de la reine, membre de l’hôtel de la reine depuis 1494, et commis du trésorier Lespinay dès 1498 (fouages de St-Malo, Dinan puis recette de Dol), procureur des bourgeois de Rennes. Epouse en secondes noces Gillette Dautye, sœur de Clément Dautye (époux en 1485 de sa sœur Jamette Carré). Décédé en 1509. Cf. Le Page, 1997, p.584.

Chaffault : voir Du Chaffault.

Cosnoal (Pierre), fils d’Henri sieur du Cartier en Merlevenez et de Marion Trémoi, fermier du billot en 1511 (évêchés de Vannes et de Cornouaille), fermier en 1521 des ports et havres de Vannes, Cornouaille, Léon et Tréguier. Procédurier, il est l’objet de plusieurs poursuites et même incarcéré en 1517 ; il refuse de fournir caution le 22 janvier 1523 au trésorier Jean de Lespinay qui le remplace par Jacques Hubert. Devient l’accusateur auprès de la commission d’enquête Minut des pratiques prétendues délictueuses de l’ensemble du monde de la finance bretonne (en récompense, il obtient en 1530 des lettres de grâce). Cette accusation arrange le pouvoir royal et lui permet de poursuivre pour cause de « malversations » une grande partie des officiers de la finance bretonne et en particulier les héritiers du trésorier Jean IV de Lespinay. Cela lui permet une belle ascension professionnelle pour services rendus au roi : sénéchal d’Auray et Hennebont en 1527, associé à la commission d’enquête Le Rouge en 1531, maître-auditeur des comptes en 1532 (année de son décès) en remplacement de Guillaume Loysel qu’il avait accusé de forfaiture. Ses héritiers furent néanmoins poursuivis du fait de ses comptes non rendus. Il avait son propre réseau avec Henri Cosnoal (fermier), Guillaume Bellec (receveur de Hennebont), Gilles de Kermoro (receveur de Hennebont, marié à Marguerite Cosnoal), Jean Guymar (receveur de Rhuys, marié à Blanche Cosnoal remariée ensuite à Guillaume du Bois de La Salle, associé de Pierre Cosnoal). Cf. Le Page, 1997, pp.49-50, 622-624.

Coterel (Jacques), sieur de Trégonnau, bénéficiaire avec son épouse Perrine de Langle de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Coué (Jean), seigneur du Brossay en Rénac, fils de Guillaume et de Jeanne Bernardin, décédé vers 1531, épouse 1) en 1478 Jeanne Robellot fille de Jean et de Guillemette du Plessis, 2) dès 1508 Jeanne de La Folie. Il exerce de 1506 à 1513 plusieurs activités financières, en relation avec son beau-frère Jean IV de Lespinay et Thomas Costard (époux de Guyonne Parageau), devient en 1515 clerc-secrétaire à la Chambre des comptes de Nantes. Il est en 1528 caution de Jean II Parageau, suspendu de la trésorerie générale du duché. Cf. Le Page, 1997, p.603.

Coué (Julien), fils de Jean et de Jeanne Robellot, époux de Marie (de) Complude, il prend la suite de son père comme clerc-secrétaire à la Chambre des comptes de 1529 à 1557. Est condamné ca.1531 par la commission Minut-Le Rouge à payer 600 livres à Mathieu de Kerguern. Cf. Le Page, 1997, pp.315, 607.

D

Dautye ou Dautie (Clément), fils de Jean marchand à Rennes, appartient à la bourgeoisie marchande de Rennes, négociant en vins, soie, etc., miseur de Rennes de 1496 à 1498 avec Eonnet Delessart, receveur du fouage de l’évêché de Rennes en 1502, épouse en 1485 Jamette Carré, fille de Martin, et décède en 1503. Sa fille aînée Jeanne, baptisée le 21 sept. 1491, a pour parrain le trésorier Jean IV de Lespinay. Cf. Le Page, 1997, p.574.

Dautye (Jeanne), 1491-1547, fille de Clément (+ 1503) et de Jamette Carré (+ 1538), a pour parrain Jean IV de Lespinay. Elle épouse en 1502, à 11 ans, Etienne (de) Becdelièvre (+ 1537), sieur de Bucy, fils de Thomas et de Perrine Gillot, et neveu de Guillaume Robellot. En 1524, elle fait partie avec son mari et son oncle et cousin Gilles Carré des créanciers du trésorier Lespinay. Leur fils Gilles devint conseiller au présidial de Rennes, puis conseiller au Parlement de Bretagne. Cf. Le Page, 1997, p.574.

Des Déserts (Louis), licencié es lois, sénéchal de Vannes en 1511, maître des requêtes et conseiller ordinaire en Chancellerie et Conseil de Bretagne en 1512, président aux Grands Jours (ou Parlement) en 1526, épouse Olive Thierry, fille du financier Julien Thierry (argentier de la reine), est commissaire chargé de contrôler les comptes des officiers bretons en 1524, en commençant par ceux du trésorier Jean IV de Lespinay. Il est exécuteur testamentaire de Jean de Rohan. Joue un rôle important dans la réforme de la justice bretonne (dont l’ordonnance de 1532). Conseiller et acteur de l’édit d’union de 1532, il décède en 1538. Cf. Le Page, 1997, pp.55, 311-312.

Des Gatz ou Desgatz (Jean), alloué de Nantes, conseiller au conseil du roi, chargé en 1524 par Guillaume de Lespinay de l’inventaire des biens du trésorier Jean IV, décédé le 30 juillet. Lié aux Gabart et aux Spadine.

Des Roussières (Jean), lieutenant de Nantes, épouse Rose Robellot, nièce de Jean IV de Lespinay. Leur arrière-petit-fils, aussi nommé Jean, épouse en premières noces en 1568 Bonaventure Louer dont le père a acheté la seigneurie de Briord ayant appartenu à Pierre Landais, trésorier de Bretagne, puis aux Lespervier. Leur arrière-arrière-petite-fille, Suzanne épouse en 1585 Samuel de Lespinay, fils de Pierre et d’Eléonore du Perreau.

Du Chaffault (famille) : cf. inventaire des Arch. Ch. des comptes de Bretagne qui conforte la généalogie que nous avons faite sur titres : en 1451 (registre B 702) bail à rente à Marie de Rochefort dame du Chaffault (veuve de Sylvestre IV du Chaffault) ; aveux de la seigneurie du Chaffault (registre B 1820) en 1406 par Durable Gestin veuve de Thébaut du Chaffault et tutrice de son fils Sévestre (Sylvestre IV), en 1439 par Sévestre (Sylvestre IV), en 1444 par Bertrand du Chaffault fils aîné de Sévestre (Sylvestre IV), en 1472 par Olivier du Chaffault après le décès de son frère Guillaume deuxième fils de Sévestre, puis en 1513 par Jean du Chaffault fils d’Olivier, seigneur de Monceaux et de La Limousinière, décédé la même année. Bertrand du Chaffault est décédé en 1468 (id. p.729, B 2101) et son second frère Guillaume en 1472 ; il pourraient être nés tous deux d’un premier mariage de Sylvestre IV si celui-ci épouse Marie de Rochefort en 1442, puisqu’ils sont les aînés et que Bertrand est déjà en âge de faire aveu en 1444. Les trois autres enfants : Olivier, Pierre (évêque de Nantes), puis Sylvestre seraient nés entre 1442 et 1444, Sylvestre IV paraissant déjà décédé en 1444 (Marie de Rochefort est mentionnée comme dame du Chaffault en 1451).

Du Chaffault (Catherine), née ca.1505, fille de Jean II et Anne de St-Marsault, épouse le 23 mai 1520 Christophe Brécel, seigneur de La Seilleraye.

Du Chaffault (Françoise) née ca.1509, fille de Jean II et Anne de St-Marsault, épouse en 1531 François Louaysel, seigneur de La Touraudaye.

Du Chaffault (Hélène), née ca. 1511, fille de Jean II et Anne de St-Marsault, épouse en 1536 Jean de Goulaine, seigneur de L’Audouinière.

Du Chaffault (Jean II), seigneur du Chaffault, de Monceau, La Limouzinière en Pays de Retz, de Lanvaux et Auvers en Fougeré, de La Marzelle en Poitou, décédé en 1513, fils d’Olivier et de Catherine de Pont-L’Abbé, époux ca.1500 d’Anne, alias Agnès de Saint-Marsault. Membre de la cour d’Anne de Bretagne.

Du Chaffault (Jeanne), née ca.1503, fille cadette de Jean II et Anne de St-Marsault, épouse Antoine de St-Geslin. En 1556, elle est jugée en appel pour prodigalité par la Cour de parlement de Rennes.

Du Chaffault (Marie), née en 1501, fille aînée de Jean II et Anne de St-Marsault, épouse en janvier 1514 Guillaume IV de Lespinay. Doit être décédée en 1558 ou peu avant, puisque son fils Pierre de Lespinay fait aveu du Chaffault en 1558 après le décès de sa mère (Arch. Ch. des comptes, p.600, B 1820).

Du Chaffault (Pierre), évêque de Nantes, conseiller du duc François II, décédé en 1487, frère d’Olivier du Chaffault et oncle de Jean II du Chaffault.

Du Guiniou (Guillemette), dame à Plessé du Guiniou et de La Perchette en Bas-Calan, fille de la dame de la Perchette, épouse en 1402 Jean II de Lespinay. Décède ca.1470.

Du Perreau (Eléonore, alias Aliénor, Léonor), fille de Louis et de Jacqueline de Rymerswael, épouse en 1563 Pierre de Lespinay, fils aîné de Guillaume et de Marie du Chaffault.

Du Perreau alias de Perreau (Louis), chevalier, fils de maître Jean Perreau (+ 1489) et d’honorable Madeleine Laurens ; membre du conseil du roi, devient seigneur de Castillon et de Lespinay en 1529, épouse 1) le 5 mars 1526 à Angoulême Anne de Saint-Marsault, 2) en 1542 à Angoulême Jacqueline de Rymerswael. En 1527, il reçoit en don du roi les biens saisis sur la succession de Jean IV de Lespinay, comprenant le dernier douaire de sa première femme (Poncorhan et Trellières), don confirmé en 1529. A la mort d’Anne de St-Marsault ca.1538, il garde par-devers lui le douaire donné par Jean du Chaffault à sa femme (La Marzelle) puis le transmet à sa seconde femme, entraînant contre lui et celle-ci toute une procédure des héritiers Du Chaffault.

Du Pont-L’Abbé (Marguerite), dame de Plusquellec, fille unique de Charles et de Jeanne de Plusquellec, elle-même fille aînée d’Anne de Penhoët, de son premier mariage avec Maurice de Plusquellec, hérite de celle-ci en particulier les terres de Lanvaux et Auvers en Fougeray. A sa mort en 1499, sans descendance de ses deux mariages (avec Henry de Rohan, puis avec François Tournemine), elle laisse pour héritiers nobles son cousin germain paternel Jean II du Pont-L’Abbé et son cousin germain maternel Jean II du Chaffault, seul celui-ci étant descendant d’Anne de Penhoët. Cette succession, concernant des biens ayant appartenu aux Penhoët, est contestée par Charles de Rohan-Gié, comte de Guise, descendant par sa femme du frère d’Anne de Penhoët. Ces biens provenant de la mère d’Anne de Penhoët, Marguerite de Rougé de La Chapelle-Glain, avaient été transmis à sa fille aînée. Ce litige, gagné par les descendants d’Anne de Penhoët, dont fait partie comme aînée Marie du Chaffault épouse de Guillaume de Lespinay, a donné lieu à une procédure dont un document de 1517 (B.N., Ms.Fr., Carrés de d’Hozier vol.382 [Fr.30611] f°.335-336) révèle les parentés ci-dessus résumées.

Du Quelleneuc (Hervé), maître des requêtes à la chancellerie et conseil de Bretagne, 1er président à la Chambre des comptes de Nantes, exécuteur du testament du chancelier Montauban avec Jean IV de Lespinay en 1516 ; il fait partie en août 1524 de la commission Le Rouge chargée d’examiner les comptes du trésorier Lespinay.

Du Verger (Jean), sieur de Trégain, bénéficiaire de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Du Vergier alias Du Verger (Julien), maître des monnaies de Nantes, épouse en 1492 Jeanne Picart, veuve de Pierre Guihou (+ 1491), fille d’Henriette de Lespinay.

E

Espinay (Louis d’), fils d’Olivier et de Jacqueline de Dreux (descendante de Louis VI le Gros), baron du Bois-Guéroult, gentilhomme de la maison du roi, bailli de Gisors dans le Vexin, épouse 1) en 1534 Charlotte d’Isque, fille de Louis et de Marguerite de Perreau, 2) en 1554 Jacqueline de Rymerswael, fille d’Adrien et de Jeanne de Grimberghe, veuve de Louis de (du) Perreau, frère de Marguerite de Perreau.

F

Foix (Pierre de), « bien amé cousin de sa majesté », fils de Gaston de Foix (comte de Candale) et de Catherine de Foix (infante de Navarre), époux de Louise du Pont-L’Abbé, fille de Jean II, héritier de Marguerite du Pont-L’Abbé cousine germaine de sa femme ; il défend en 1517 les droits de son épouse à l’héritage Penhoët-Plusquellec en association avec les Lespinay et Marie du Chaffault, co-héritiers, contre Charles de Rohan-Gié, aussi « bien amé cousin de sa majesté », descendant des Penhoët par sa mère. Jean IV de Lespinay, trésorier de Bretagne, mettra au service des héritiers Foix, Chaffault et Lespinay son procureur Jean Jocet et son avocat Pierre Audren (B.N., Ms.Fr., Carrés de d’Hozier vol.382 [Fr.30611] f°.335-336)).

G

Gabart (François), sieur de La Noë, paroisse de La Limouzinière, fils de Jean Gabart ; docteur en droit, anobli en 1547, épouse le 27 juin 1537 Louise Brécel, fille de Christophe et de Catherine du Chaffault.

Giffart (François), sieur du Plessis, bénéficiaire de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510. Son fils Olivier épousera Catherine de St-Aubin.

Godart de Juzet (Jean), écuyer, seigneur de Juzet, frère (?) de Perrine de Juzet épouse de Jean de Marbré. Se joint en 1500 à Perrine de Juzet dans une procédure successorale contre Jean V de Lespinay et Hélène de Marbré (B.N., Mss.Fr., Carrés de d’Hozier, vol.382 [Fr.30.611], f°323 à 327, & 330). Ce même Jean Godart, seigneur de Montnouël et de Juzet, mène en 1495 une procédure devant le sénéchal de la Cour de Nantes contre son cousin René de Bruc au sujet d’un emprunt non remboursé pour payer la rançon de son père Guillaume de Bruc « prisonnier en France, lors tenant le parti contraire du pays et duché de Bretagne », alors qu’il était parti en janvier 1487 secourir le duc François II à Nantes. René de Bruc passa un contrat en 1482 avec François de Juzet, confirmé en 1498 par son fils Robert de Juzet. Guillaume de Bruc (+ 31 janvier 1487) avait épousé en 1450 Guillemette d’Esdrieux, fille aînée de Guillaume et d’autre Perrine de Juzet. La maison des Bruc paroisse de Guéméné-Penfao, comme celle des Lespinay à Plessé, fut incendiée en mai 1480 par les troupes françaises. Cf. M. de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France (…), Paris, 1817, t.X, p.361-362 ; J.-B. Pierre de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, Paris, 1829, vol.X, art. Bruc p.10.

Green de Saint-Marsault (Anne, alias Agnès), ca.1484-1538, sœur de Samson de Saint-Marsault, « d’origine étrangère », épouse 1) ca.1500 Jean II du Chaffault (+ 1513), 2) en janvier 1514 Jean V de Lespinay (+ 1517), 3) le 5 mars 1526 à Angoulême Louis du Perreau (+ 1548). Elle est dame d’honneur de la duchesse d’Angoulême dès avant 1526. Reçoit en douaire de son premier mariage les seigneuries de La Limousinière et de La Marzelle ; reçoit en douaire de son 2e mariage les seigneuries de Pontcorhan et de Tréllières en Guenrouët et Plessé, et conserve pour ses filles après le décès de son second époux l’usage du château de Monceaux appartenant à son premier époux ; reste dame de Lespinay de 1514 à sa mort ca.1538, puisque cette seigneurie saisie en 1526 sur les Lespinay est donnée par le roi en 1527 à son troisième époux, proche conseiller du roi.

Guéheneuc (Pierre), sieur de La Briançais en Guéméné-Penfao, fils de François et de Guillemette Mol, épouse ca.1480 Jacquette Godus [ou plutôt Godart ; les « Godus » sont seigneurs de Juzet et Montnoël comme les Godart à la même époque ; il s’agit d’une erreur d’écriture]. C’est par Jacquette « Godus » que les Guéheneuc ont hérité ca.1513 de Juzet et de Montnoël en Guéméné-Penfao.

Gueheneuc de Juzet (Jean II) alias Juzet (Jean de), sieur de Juzet, fils des précédents, épouse en 1513 Bertranne de Lespinay, fille de Jean IV et de Bertranne Robellot. Est souvent nommé « Juzet » ainsi que ses descendants dans les registres d’état civil.

Guyolle ou Guiole : en juin 1462, un membre de cette famille héberge chez lui « en la grande rue de Nantes » la duchesse Françoise d’Amboise menacée d’enlèvement après le décès de son mari le duc Pierre II de Bretagne ; en juin 1487, lors du siège de Nantes par les Français, un Guyolle ou Guiolle héberge de même dans sa maison de la grand-rue le duc François II, menacé en son château. En 1475, une maison des Guyolle, située Grande Rue au carrefour du Pilory, est « franchie » à la condition de loger les ambassadeurs, au profit d’Yvon Guyolle, fils de Jean Guyolle, comme le montre un acte de la mairie de Nantes concernant la réformation des paroisses de la ville. Contrairement à ce qu’écrit la Marquise de Lespinay (in Jehan de Lespinay…, 1938, p.76), Pierre Guyolle pourrait ne pas être celui qui héberge en 1462 Françoise d’Amboise, mais plutôt Jean Guyolle, ni celui qui héberge en 1487 François II, puisque cela pourrait être Yvon Guyolle, fils de Jean..

Guyolle ou Guiole (Jean), soit fils d’Yvon et de Colette Quatrans, soit fils de Pierre, qui suit, et d’un de ses deux mariages, épouse 1) Anne des Roussières (dès 1498), sœur de Marie des Roussières (filles d’Yvonnet des Roussières) qui épouse Guyon Guyolle (le frère d’Yvonnet, Jean des Roussières, est l’époux de Rose Robellot belle-sœur de Jean IV de Lespinay), 2) Raoulette (dès 1502), 3) Henriette Picart (dès 1507), fille d’Henriette de Lespinay.

Guyolle ou Guiole (Guyon), épouse Marie des Roussières, sœur de la femme de Jean Guyolle, son frère ou son cousin. Il peut en effet être fils de Pierre ou d’Yvon.

Guyolle ou Guiole (Pierre), sieur de Lagné, épouse 1) ca.1445 Robine Delestre, dont il a Jeanne qui épouse Jean I Parageau, 2) ca.1465 Marie de Lespinay, fille de Jean III et de Brience Pinart, dont il a peut-être un fils Jean Guyolle, qui épouse sa cousine Henriette Picart, fille d’Henriette de Lespinay. Il peut cependant s’agir de deux Pierre Guyolle de génération différente.

H

Héart (Louis), marchand à Nantes, fils d’Olivier Héart, épouse ca.1525 Marguerite Ménardeau, fille de François et de Gillette Spadine, et arrière-petite-fille de Renée de Lespinay.

Hubert (Jacques), sieur de La Thébaudière, clerc-secrétaire et greffier à la Chambre des comptes de Bretagne sur résignation de Jean Parageau en 1524 jusqu’à son décès en 1545, épouse ca.1530 Anne Ménardeau, fille de Gillette Spadine et arrière petite-fille de Renée de Lespinay. En 1523, il avait été commis par le trésorier de Bretagne Jean IV de Lespinay à la ferme des ports et havres à la place de Pierre Cosnoal. Cf. Le Page, 1997, p.604-605, 648.

J

Jehan (Guillaume), lieutenant de Nantes, décédé en 1522, épouse 1) Marie Aubin, 2) Gillette Picart, veuve de Gilles Spadine.

Juzet ou Juset : nom porté par deux familles bretonnes de Loire-Atlantique aux XVe-XVIe siècles, les Godart de Juzet et les Guéheneuc de Juzet, toutes deux seigneurs de Juzet et de Montnoël en Guéméné-Penfao. Les Guéheneuc descendent des Godart par Jacquette alias « Godus ».

Juzet (Perrine [Godart] de), épouse 1) Jean de Marbré frère cadet de Guillaume de Marbré, dont elle a Olivier de Marbré, souche de la branche cadette des Marbré de Trénon, 2) ca.1500 Olivier de Vaunoyse. Elle est probablement membre de la famille Godard de Juzet, puisque de 1500 à 1513 elle mène une procédure successorale avec Jean Godart seigneur de Juzet (son frère ?), son fils Olivier de Marbré et son second mari Olivier de Vaunoyse contre Jean V de Lespinay et sa femme concernant l’héritage de leur oncle Guillaume de Marbré seigneur de La Higonnaye ou Bignonnaye (B.N., Mss.Fr., Carrés de d’Hozier, vol.382 [Fr.30.611], f°323 à 327, & 330).

K

Kerloaguen (Catherine de), épouse de Paul Pinart, sieur du Val, et belle-sœur possible de Brience Pinart mère du trésorier Jean IV de Lespinay. Catherine serait fille de Maurice de Kerloaguen, président à la Chambre des comptes de Bretagne, et de Louise Bréhel, et petite-fille d’un autre Maurice aussi président aux comptes.

Kermainguy alias Kermenguy (François de), seigneur de La Patoillière, procureur des Régales de Nantes (cité 1520), conseiller au Parlement de Bretagne, succède à Jean Desgatz comme alloué de Nantes en 1527, cumulant semble-t-il les deux fonctions ; est avocat de Guillaume de Lespinay avec Jean Grignon en 1524 ; sur décision du procureur de Nantes Pierre Laurens, il ordonne le transfert au Conseil du roi des papiers de Jean IV de Lespinay, s’opposant ainsi à la décision du Parlement de Bretagne favorable à Guillaume de Lespinay. Associé à la trésorerie générale avec Michel Cosson en 1532, il devient second président de la Chambre des comptes en 1535 après la destitution de Guillaume Loysel le jeune, puis en 1540. Epouse Marie Grignon, dame de Rainefort. Leur petite-fille Jeanne de Kermainguy épousera René Guéheneuc, seigneur de Juzet, petit-fils de Bertranne de Lespinay, et arrière-petit-fils du trésorier Lespinay. Cf. Le Page, 1997, p.640-642.

L

La Bouexière (Alain de), sieur de La Bérangeraie, docteur en lois, procureur de la Chambre des comptes de Nantes à partir de 1522 jusqu’à sa mort en 1553, conseiller au parlement en 1548, épouse Françoise Spadine petite-fille de Renée de Lespinay (et d’Henriette de Lespinay ?), dont il a au moins deux enfants vivants : Olivier et Anne. C’est lui qui mène les poursuites contre Guillaume de Lespinay, cousin issu de germain de sa femme, représentant les héritiers de Jean IV de Lespinay. En 1524, il fait lui-même partie des créanciers du trésorier Lespinay. Cf. Le Page, 1997, p.645-646.

La Bouexière (Olivier I de), frère du précédent, seigneur de La Bouexière, docteur es droits, procureur à la Chambre des comptes de Nantes (dès 1529).

La Bouexière (Olivier II de), né en 1533, fils d’Alain et de Françoise Spadine.

La Chasse (Pierre de), décédé en 1523, épouse ca.1503 Raoulette Picart, fille d’Henriette de Lespinay. Parmi leurs enfants, l’aînée Françoise (née 1505) semble avoir épousé Jean de La Rivière, receveur du Gâvre ; la cadette Gillette (née 1508) semble avoir épousé à 12 ans en 1520 Gilles de Becdelièvre, fils de Raoul, lieutenant de la maréchaussée de Rennes.

Langle (Jean de), 1510-1590, sieur du Chesne et de la Billiaye, lieutenant et juge ordinaire de Nantes, sénéchal de Nantes puis conseiller au Parlement de Bretagne, épouse Jeanne Guéheneuc de Juzet, petite-fille de Jean IV de Lespinay.

La Noë (Thibault alias Théobald de), sieur de la Ramée, bénéficiaire de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Lanvaux du Mas (Olivier de), seigneur de Beaulieu en Bignan, fils de Guillaume et d’Aliénor du Fresnay, conseiller d’Anne de Bretagne, ami, collègue et débiteur de Jean IV de Lespinay, dont il est le commis en 1489 pour la perception du fouage dans l’évêché de Cornouaille, etc. Secrétaire puis auditeur à la Chambre des comptes jusqu’à sa mort en 1518, premier maître des comptes en 1514. Epoux de 1) Louise de Taroff, 2) Perrine de Montauban dame du Mas, 3) Perrinelle Glé. Est bénéficiaire avec sa femme, dame de Beaubois, de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510. A deux fils, Olivier l’aîné (poursuivi en 1523 par Jean IV de Lespinay pour les dettes de son père) et François le cadet, ce dernier étant présent au mariage de Pierre de Lespinay à Blain en 1563. Cf. J. Kerhervé, 1986, p.681 ; Le Page, 1997, p.615-616.

La Rivière (François), frère de René de La Rivière, fils de Jean et de Françoise de La Chasse, est receveur et châtelain du Gâvre de 1550 à 1552 (cité dès 1544 in Inventaire Arch. Ch. des comptes, B 1886, p.637).

La Rivière (Jean de), fils de Pierre, receveur du Gâvre de 1511 à 1524 après son père, devient de 1524 à 1552 secrétaire (« maître des comptes ») à la Chambre des comptes de Nantes après Guillaume de Lespinay qui résigne sa charge à son profit ; il épouse Françoise de La Chasse, semble-t-il petite-fille d’Henriette de Lespinay, qui se remarie après son décès en 1552 avec Tristan de Saint-Martin, auditeur des comptes en décembre 1557. Cf. Le Page, 1997, p.605.

La Rivière (Pierre de) est commis à la recette du Gâvre de 1503 à 1511 par Jean IV de Lespinay. Cf. Le Page, 1997, p.605.

La Rivière (René de), fils de Jean et de Françoise de La Chasse, est receveur du Gâvre en 1525, à la suite de la résignation en sa faveur de son père.

Laurens ou Laurent (Pierre), fils d’Olivier Laurens (médecin du duc François II) et de Jeanne Tommelin, seigneur de Launay ; docteur aux droits, procureur de Nantes dès 1511, mène les poursuites en 1524-1525 contre Guillaume de Lespinay (qui ne le considère pas comme un ami), représentant des héritiers de Jean IV de Lespinay. Il s’oppose au Parlement de Bretagne au nom du roi en ordonnant le transfert des archives de Jean IV au conseil du roi. En 1525 il est parrain de Pierre de Carheil, petit-fils de Renée de Lespinay et apparaît comme proche relation des Spadine et des Gabart, parents des Lespinay.

Laurens ou Laurent (Guillaume), semble être un fils de Pierre et non un alias de celui-ci, seigneur de Launay, aussi docteur es droits et procureur de Nantes dès 1534, conseiller au parlement (cité 1555), épouse ca.1540 Marie du Pouez. En 1541 il est parrain de Catherine de Goulaine fille d’Hélène du Chaffault avec comme marraines Marie du Chaffault femme de Guillaume de Lespinay et Catherine du Chaffault femme de Christophe Brécel. Ses enfants ont comme parrains et marraines des proches des Lespinay : Jeanne Guéheneuc épouse de Jean de Langle (1542), Jean de Langle et Catherine du Chaffault épouse de Christophe Brécel (1543), François de Kermainguy, Jean Laurens et Jeanne Guéheneuc femme de Jean de Langle (1544). Le frère de Guillaume, Jean Laurens, seigneur de La Noue, épouse Jeanne Gabart, fille de Jean et de Gillette Dessefort : Catherine du Chaffault (ép. Brécel) et Françoise Spadine (ép. La Bouexière) sont marraines de sa fille aînée, le parrain étant Guillaume Laurens (1544), de même que François Gabart époux de Louise Brécel est parrain de son fils aîné (1548), sa fille Françoise Gabart étant marraine.

Le Bigot (Michel), auditeur à la Chambre des comptes de Bretagne. Est accusé par Cosnoal d’avoir participé avec le général Tissart et les auditeurs Lanvaux (+1518) et Louaysel à la dissimulation des fraudes du trésorier Lespinay. Il est parrain en 1497 à Ste-Croix de Nantes au baptême d’Alain du Vergier fils de Julien, maître des monnaies de Nantes, et de Jeanne Picart, fille d’Henriette de Lespinay. En 1504, son fils Guillaume Le Bigot est parrain à Ste-Croix de Jeanne fille de Bonabes Blanchart et de Jeanne de Forestz (époux en 1513 en 2es noces de Françoise Spadine, petite-fille de Renée de Lespinay).

Léraud [Héraut ?] (Jean), bénéficiaire avec son épouse de La Baratraye de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Le Rouge (Gilles), second président de la Cour de Parlement de Bretagne, maître des requêtes et conseiller ordinaire de la Chancellerie et du Conseil de Bretagne, par un mandement de François Ier du 19 juin 1530 constitue une commission pour s’informer des malversations faites « sur le faict des finances dans le duché ». Elle comprend : Gilles Le Rouge, Jean Gougeon, maître des requêtes, et le sénéchal de Morlaix. Sont associés à cette commission : Mathieu de Kerguern, Pierre Cosnoal, l’alloué de Nantes François de Kermainguy, le procureur de Nantes Pierre Laurent en 1531. Le 3 décembre 1524, il forme une commission saisie du dossier du trésorier Lespinay avec Louis des Déserts, maître des requêtes et conseiller ordinaire en Chancellerie et Conseil de Bretagne (époux d’Olive Thierry, fille de Julien), et Hervé du Queleneuc, aussi conseiller ordinaire en Chancellerie et Conseil . Cf. Le Page, 1997, p.307-308, 311-312.

Lescouët ou Lescoët (Guillaume de), patronyme souvent écrit sans particule ; en 1524 fait partie des créanciers du trésorier Lespinay, avec sa mère Marie de Foretz.

Lespinay ou L’Espinay de Hédé (famille de) : seigneurs de la maison noble de Lespinay, paroisse de St-Symphorien-sous-Hédé. Jean fils de Gillet de Lépinay fait aveu en 1417 de la maison noble et de la métairie de Lépinay en St-Symphorien sous Hédé (Arch. Ch. des comptes B 1549) ; Pierre de Lespinay fait aveu en 1400 de Ste-Croix de Châteaugiron à l’abbaye St-Mélaine de Rennes, O. (Olivier) de Lespinay fait aveu du prieuré de Notre-Dame de Hédé en 1403 (Arch. Ch. des comptes, B 828) ; Jeanne de Lespinay, dame de La Courbe, décédée en 1475 à Bazouges-sous-Hédé, ép. ca.1450 Guillaume Le Tourneur (Arch. Ch. des comptes, B 1536) ; Renée de Lespinay ép. en 1479 Thomas de Québriac, paroisse de Bazouges-sous-Hédé (Arch. Ch. des comptes, B 1535), serait fille de Richard d’Espinay de Champeaux et de Béatrix de Montauban ; Raoullet Urvoy fils de Jeanne de Lespinay fait aveu de La Madelière en 1476 et Madeleine (de) Lespinay, veuve de Raoul Ferron, écuyer, fait aveu de divers bailliages en 1544 (Arch. Ch. des comptes B 1538), paroisse de La Chapelle-Chaussée (S-Est de Hédé). Jean Robert, fils de Jean et de Perrine de Lespinay, fait aveu de La Chatière, paroisse de St-Symphorien-sous-Hédé en 1460 (Arch. Ch. des comptes B 1548) ; aveu en 1540 de Bonabes de Lespinay, écuyer, seigneur de la Guéhardière et de La Ville-Aleix (Arch. Ch. des comptes B 1552), en St-Symphorien ; son fils Bonabes ép. en 1590 Perrine Bréal, fille de Pierre et de Julienne Hux.

Lespinay (Eonnet de), frère probable de Jean II, titulaire de biens à Rozet en Plessé, vivant en 1419 et en 1448. En 1447 et 1448, il vend ses possessions de Rozet à son neveu Jean III de Lespinay.

Lespinay (Guillaume I de), fait aveu en 1404 de Polignac en Plessé.

Lespinay (Guillaume II de), fils de Jean III et de Brience Pinart, il semble apparaître comme aîné dans les actes de représentation de son père entre 1465 et 1568, dont il rend les derniers comptes de la recette du Gâvre en 1465.

Lespinay (Guillaume III de), ca.1476-1518, fils de Jean IV et de Bertranne Robellot, receveur ordinaire de Nantes en 1506 après son frère Jean V, entré à la Chambre des comptes, assure certaines activités financières sous les ordres de son père, décède en 1518 sans avoir rendu ses comptes. Sans descendance vivante de sa femme Guillemette Moulnier, son père assume sa succession en 1518 mais n’a pas le temps de rendre ses comptes avant sa mort en 1524. Cf. Le Page, 1997, pp.493, 604 (erreurs).

Lespinay (Guillaume IV de), 1501-1545, fils aîné de Jean V et d’Hélène de Marbré, clerc-secrétaire à la chambre des comptes de Nantes (1517-1524), épouse en janvier 1514 Marie du Chaffault, dame du Chaffault, de Monceaux, de La Limousinière. Héritier sous bénéfice d’inventaire à 23 ans de son grand-père Jean IV trésorier de Bretagne décédé en 1524 sans avoir rendu ses comptes, il est astreint lui-même à rendre ces comptes alors que les biens familiaux ont été saisis, vendus ou donnés par le roi (rendant sans intérêt la reddition), un moment emprisonné sous le contrôle de son beau-frère Christophe Brécel, sénéchal de Nantes (responsable de la prison du Bouffay), malgré la protection des Rohan (cousins de sa femme), il achève la reddition des comptes en 1533-1536 mais les poursuites continuent, il refuse alors la succession débitrice de plus de 80.000 livres puis décède en 1545 à 44 ans des suites de 20 années de fatigues, de poursuites et d’une longue maladie. Cf. Le Page, 1997, pp. 604 (erreurs).

Lespinay (Guillemette), épouse de Pierre Avignon, commis du trésorier Lespinay. Possible fille ou petite-fille de Jean IV de Lespinay, mais peut être d’une autre famille (de) Lespinay. Les registres de Ste-Croix de Nantes oublient souvent la particule, mais aucun Lespinay n’est mentionné sans elle à part le cas de Guillemette. En 1524, elle est créancière avec son mari de la succession de Jean IV, ce qui pourrait confirmer sa parenté avec le trésorier.

Lespinay (Henriette de), fille de Jean III et de Brience Pinart, épouse Jean Picart.

Lespinay (Jean II de), épouse en 1402 Guillemette du Guiniou, de la paroisse de Plessé, dame du Guiniou et de La Perchette.

Lespinay (Jean III de), ca.1410-1465, fils de Jean II et de Guillemette du Guiniou, époux de Brience Pinart, a quelques activités dans les fermes du duché et devient sergent féodé du Gâvre à cause de son fief de Rozet nouvellement constitué, gage d’une sergentise de la recette du Gâvre. A la fin de sa vie, il possède des droits sur les foires de Rozet et de Saint-Clair, ainsi que sur le passage de l’Isac reliant Guenrouët à Plessé. Cf. Kerhervé, annexe thèse, 1986, p.386 (erreurs).

Lespinay (Jean IV de), ca. 1445-1524, fils de Jean III et de Brience Pinart, officier de finances et fermier de divers impôts en Bretagne, trésorier et receveur général de Bretagne de 1489 à 1491, auditeur à la Chambre des comptes de Nantes de 1492 à 1498, puis trésorier général de 1498 à 1524, seigneur de Bodouan, puis premier seigneur de Lespinay. Il épouse le 19 mars 1475 Bertranne Robellot, de Guer. Cf. Kerhervé, annexe thèse, 1986, p.52 et suiv. (erreurs) ; Le Page, 1997, p.401 et suiv., p.613 (erreurs)

Lespinay (Jean V de), ca.1475-1517, fils de Jean IV et de Bertranne Robellot, assure diverses activités financières sous les ordres de son père, receveur ordinaire de Nantes de 1502 à 1506, secrétaire des comptes (1507-1515) puis auditeur à la Chambre des comptes jusqu’à sa mort, épouse 1) ca.1489 (1499 ?) Hélène de Marbré, 2) janvier 1514 Anne, alias Agnès de Saint-Marsault. Décédé sans avoir rendu ses comptes, ceux-ci seront rendus par son père Jean IV peu de temps avant sa mort en 1524. Cf. Le Page, 1997, pp.493, 600, 617 (erreurs).

Lespinay (Marie de), fille de Jean III et de Brience Pinart, épouse Pierre Guyolle (ou Guiole).

Lespinay (Perrine de), d’une famille de Hédé différente de celle de Plessé, épouse Jean Robert (+ 1459), receveur miseur de Hédé, receveur des fouages des évêchés de Rennes, St-Brieuc et St-Malo entre 1443 et 1450. Cf. Kerhervé, 1986, p.510.

Lespinay (Pierre I de), fils d’Eonnet, épouse en 1443 la fille de Jacquet de La Touche, maréchal de salle du duc de Bretagne, reçoit du duc ainsi que son épouse à l’occasion de leur mariage le droit de spéculer sur le vin, dans la paroisse de Plessé, à hauteur de 20 pipes par an exemptées d’impôt.

Lespinay (Pierre II de), ca.1515-1594, fils aîné de Guillaume IV et de Marie du Chaffault. Premier Lespinay depuis Jean II à ne pas avoir d’activités financières. Par son second mariage avec Eléonore du Perreau en 1563, il retrouve la possession de la plus grande partie du patrimoine de Jean IV de Lespinay donné par le roi à Louis du Perreau en 1427. Malgré le refus de la succession du trésorier Lespinay après la reddition de ses comptes, Pierre de Lespinay continue à être poursuivi par la Chambre des comptes : 1562, on lui demande de prouver qu’il a payé les dettes de son arrière-grand-père ; 1566, on lui réclame 1.383 livres sur la succession de Guillaume de Lespinay son grand-oncle ; 1571, il est de nouveau poursuivi. Cf. Marquise de Lespinay, Pierre de Lespinay et les débuts du calvinisme à Blain, Chantonnay, Impr. A.Gaultier, [1939], 90p.

Lespinay (Renée de), ca.1445-1500, fille de Jean III et de Brience Pinart, épouse Jean II Spadine, seigneur du Housseau en Carquefou. Décède en 1500 en même temps que son époux, peut-être de la peste qui sévit alors à Nantes.

Lespinay (Samson de), ca.1515-1565/, dernier fils de Jean V et d’Anne de Saint-Marsault, épouse Suzanne Pèlerin, de Rennes, déclarée abusivement prodigue en 1565 par sa famille. Il vivra jusqu’à sa majorité (ca.1540) sous la protection du 3e mari de sa mère, Louis du Perreau, qui a reçu en donation du roi les biens saisis sur Jean IV de Lespinay, grand-père de Samson. A la mort de sa mère, il continuera les procédures judiciaires intentées pour le compte de ses sœurs Du Chaffault et son compte propre afin de défendre leurs droits sur la succession Chaffault, sur celle de Jean V de Lespinay puis sur le douaire d’Anne de St-Marsault. Les procédures seront arrêtées en 1563 à l’issue d’un accord entre toutes les parties à l’occasion du mariage de Pierre de Lespinay avec Eléonore du Perreau.

Le Tresle (Jean), sieur du Bodo, bénéficiaire avec son épouse de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Louaysel ou Loysel (François), fils de Guillaume, seigneur de La Touraudaye, et de Françoise Malaisé, épouse en 1531 Françoise du Chaffault fille de Jean et d’Anne de St-Marsault.

Louaysel ou Loysel (Guillaume), parfois Louaiseau, seigneur de La Touraudaye et du Plessis-Bouchet, succède à Pierre Mahé comme secrétaire-greffier à la Chambre des comptes ca.1500-1509 jusqu’en 1519, maître-auditeur des comptes de 1519 jusqu’en 1532 (l’un des officiers les plus assidus), général des monnaies de Bretagne (cité en 1517 et 1523), époux dès septembre 1507 de Françoise Malaisé, fille de Jean. Destitué en 1532 pour forfaiture au profit de son accusateur Pierre Cosnoal (aussi accusateur du trésorier Lespinay). Il était un proche du trésorier Jean IV de Lespinay, et accusé (à tort semble-t-il) par Cosnoal d’être allé à Tours avec le général des finances Philibert Tissart, les auditeurs des comptes Olivier de Lanvaux et Michel Le Bigot afin de dissimuler les fraudes du trésorier Lespinay. Cf. Le Page, 1997, pp.317, 618-619.

Louaysel ou Loysel (Guillaume II), fils du précédent, second président à la Chambre des comptes de Bretagne en 1534 sur résignation de Gilles de Commacre, révoqué pour incompétence par la commission Poyet et remplacé par Jean de Plédran (révoqué aussi pour incompétence) puis par François de Kermainguy. Cf. Le Page, 1997, p.318.

Loveday (Vincent de), bénéficiaire avec son épouse Perrine de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Loysel (Guillaume), maître de la monnaie, époux de Guillemette N. (vivante en juillet 1507). Semble ne pas être le même que le précédent. Cf. registres baptêmes Ste-Croix de Nantes.

Luillier (Charles), époux de Jeanne Doucet, seigneur de Coupegorge, maître des comptes (?), résidant à Paris, commis en novembre 1524 et en février 1525 à la gestion des biens (« restes ») du trésorier Lespinay, et aussitôt récusé par Guillaume de Lespinay, représentant des héritiers du trésorier, qui par la suite l’accuse de malversations (vente de biens Lespinay à ses relations sans laisser de traces écrites et sans informer les ayants-droit) et fait appel devant le Parlement (B.N., Ms. Français, Carrés de d’Hozier, vol.382 Lescu [Fr. 30611], fo.349-353). Il ne rend pas ses comptes et reste redevable de 100.000 livres en 1529, sans compter la gestion des biens des Lespinay dont il a eu la charge. Il décède en 1534 sans avoir rendu ses comptes, époque à laquelle Guillaume de Lespinay a fini de rendre les comptes de son grand-père, sans avoir eu connaissance de ceux de Charles Luillier. Ses comptes furent apurés par ses héritiers et clos en décembre 1546. Cf. Le Page, 1997, p.655-656.

Luillier (Guillaume), maître des requêtes de l’hôtel du roi et conseiller au Parlement de Bretagne, participe à une commission formée le 17 août 1524 avec Marc Le Groing, gentilhomme de la Chambre du roi, et Pierre de Bidoux, vice-amiral de Bretagne, pour se transporter en Bretagne et faire rendre les comptes de Jean IV de Lespinay. Il décède avant novembre 1524. Cf. Le Page, 1997, p.306.

M

Mahé ou Mahéet (Pierre), peut-être fils d’Alain (secrétaire du duc François II), sieur de Coutance en Moigné (35), anobli par la duchesse le 23 avril 1489, payeur des gens des comptes en 1486, nommé le 3 août 1492 (édit royal de La Ferté-en-Laye) greffier et clerc-secrétaire à la Chambre des comptes de Bretagne (il l’est toujours en 1500), épouse dès 1481 Françoise Picart, fille d’Henriette de Lespinay. Mahéet est un diminutif pour Pierre Mahé « le jeune », ce qui suppose qu’il a un aîné du même prénom. Cf. Kerhervé, 1986, p.713 ; Le Page, 1997, pp.599, 647. En ce qui concerne les activités et la filiation mentionnées, il est possible qu’il y ait confusion entre deux Pierre Mahé, tous deux décédés ca.1500, l’un sieur du Cambout en Plumieux, fils d’Alain, et l’autre sieur de Coutance en Moigné époux de Françoise Picart...

Marbré (Guillaume de), nom souvent écrit sans particule, seigneur de Malarit, du Breil et de La Bignonais en Plessé, du Bois-vert en St-Aubin-des-Châteaux, fils de Pierre de Marbré et d’Hilaire de Lourme, capitaine pour le Duc du château de La Bretesche à Missillac en 1458, il épouse Jeanne Le Maistre de La Garrelaye dont il n’a qu’une fille, Hélène, qui épouse ca.1489 Jean V de Lespinay.

Ménardeau (François), seigneur des Noës, fils d’Etienne et de Marguerite de La Rairie, docteur en médecine, garde du château de Nantes (?), décédé en 1529, épouse ca.1506 Gillette Spadine, petite-fille de Renée de Lespinay (et d’Henriette de Lespinay ?).

Minut (Jacques), président du Parlement de Toulouse, dirige une commission d’enquête sur les abus (« malversations ») des officiers de finances bretons et leur collusion avec le trésorier général ; celle-ci produit un rapport en 1526 (Arch.Nat. J 818 n°2). Elle comprend aussi Pierre de Bérard, commissaire à la guerre, et le sieur de La Palargerie. Cette commission incite le roi à créer le 24 novembre 1526 une commission de six membres – connue sous le nom de la commission de « la Tour Carrée » – chargée de mener le procès des grands officiers, comprenant Jacques Minut, Jean de Selve, premier président du Parlement de Paris, Jean Ravyer, conseiller au Parlement de Dijon, Antoine du Bourg, lieutenant civil, Jean Barjot et Pierre Savye, maîtres-auditeurs des comptes à Dijon. En 9 ans, elle fait condamner 18 officiers et est intervenue sur de nombreux dossiers dont celui de Jean IV de Lespinay ; elle fait arrêter en 1527 le surintendant des finances de France Jacques de Beaune-Semblançay (sans preuves, il est exécuté), le général des finances de Bretagne Philibert Tissart (supérieur du trésorier Lespinay), et le trésorier de Bretagne Jean Parageau (successeur de Jean IV de Lespinay). Jacques Minut coopère aussi avec Gilles Le Rouge entre 1530 et 1532. Cf. Le Page, 1997, p.47, 50, 307-308, 325-329.

Montauban (Philippe de), ca.1444-1516, fils de Guillaume de Montauban et de Jeanne de Caradreuc (ou Keradreux), époux 2) en 1500 d’Anne du Chastelier ; chancelier de Bretagne, ami du trésorier Jean IV de Lespinay qui risque sa vie avec lui au siège de Guérande en 1489 et qui sera un de ses exécuteurs testamentaires en 1516. En 1510, Anne Ménardeau, fille de Gillette Spadine et arrière-petite-fille de Renée de Lespinay, a comme parrain François Lespervier, petit-neveu de Philippe de Montauban, et comme marraines Anne du Chastelier et Jeanne de Caradreuc.

Moulnier ou Mosnier (Guillaume), d’une famille noble de Saffré, sieur de La Melleraye en Trans, receveur de l’évêché de Vannes (1467-1485), auditeur à la Chambre des comptes de Bretagne en 1488, épouse Olive (de) Bourgneuf fille de Pierre et d’Olive Blanchet. Sa fille Guillemette épouse avant 1508 Guillaume de Lespinay fils cadet de Jean IV et Bertranne Robellot. Cf. Kerhervé, annexe thèse, 1986, pp.680, 718, 756.

P

Parageau (Guillaume), sieur de Lagodin à Plessé, receveur ordinaire du Gâvre dès 1454 jusqu’en 1463, partage avec Jean IV de Lespinay la ferme de la traite des bêtes vives en 1460, fait un prêt au Duc avec son fils Jean en 1465. Cf. Kerhervé, annexe thèse, 1986, p.385.

Parageau (Jean I), sieur de Lagodin, fils du précédent, receveur du Gâvre à partir de 1485, partage avec Jean IV de Lespinay la ferme d’Ingrandes et de Champtocé de 1485 à 1487, tient avec Jean IV de Lespinay et consorts (dont Jean II Parageau) la ferme des ports et havres d’entre le Couesnon et l’Arguenon de 1485 à 1488, châtelain de Fégréac en 1486 pour le sire de Rieux (ADM E 55). Epouse Jeanne Guyolle fille de Pierre Guyolle et de Robine Delestre. Cf. Kerhervé, annexe thèse, 1986, p.387.

Parageau (Jean II), décédé en 1539, fils du précédent et de Jeanne Guyolle, épouse la dame du Guiniou en Plessé, succède à la trésorerie générale de Bretagne en 1524 à la mort de Jean IV de Lespinay, mais est rapidement l’objet de poursuites pour sa gestion. Cf. Le Page, 1997, p.406-410.

Percherel (Yvonne), peut-être fille de Guillaume Percherel sieur du Couëdic, fermier des impôts (St-Malo), et de Jeanne Faverel ; épouse Gilles II Spadine, petit-fils de Renée de Lespinay (et d’Henriette de Lespinay ?). Elle fait partie en 1544 des héritiers de Jean Hux, sieur de La Trocardière, maître des comptes, époux de sa sœur Françoise Percherel. Cf. Le Page, 1997, p.625.

Perreau, voir aussi Du Perreau : famille originaire de Corbigny en Nivernais.

Perreau (Jacques de), chevalier, seigneur de Castillon en Fay-de-Bretagne, fils de maître Jean Perreau (+ 1489) et d’honorable Madeleine Laurens, panetier du roi, ambassadeur, frère aîné ou père de Louis du Perreau (voir à Du Perreau). Décédé en 1528, il a pour fils aîné Jacques de Perreau, dit « le jeune Castillon », qui décède la même année.

Picart (Gillette), fille cadette probable de Jean et d’Henriette de Lespinay, épouse 1) Gilles Spadine (+1512), fils cadet de Renée de Lespinay, 2) Guillaume Jehan, lieutenant de Nantes (+1522).

Picart (Isabeau), fille aînée probable de Jean et d’Henriette de Lespinay, épouse Jean Spadine, fils aîné de Renée de Lespinay.

Picart (Jean), épouse Henriette de Lespinay, fille de Jean III et de Brience Pinart.

Picart (Jeanne), fille de Jean et d’Henriette de Lespinay, épouse 1) dès 1488 Pierre Guihou (+ 1491), 2) en 1492 Julien du Vergier, maître de la monnaie de Nantes. Elle n’est pas encore mariée en 1483.

Picart (Pierre), miseur de la ville de Nantes entre 1499 et 1503, fils ou frère de Jean Picart (époux d’Henriette de Lespinay), épouse dès avant 1484 Antonine Avril, d’une famille de finances.

Pillet (Jean), fils de Jean seigneur de La Hataie, receveur de Ploërmel, receveur du fouage dans les évêchés de Léon en 1446 comme lieutenant de Jean de Lespinay (Jean III époux de Brience Pinart ?), de Vannes aussi en 1446, et de St-Malo entre 1446 et 1450. Cf. Kerhervé, 1986, p.453.

Pinart (Brience), serait issue de la famille du Val-Pinart, épouse ca.1440 Jean III de Lespinay, vit encore en 1488 étant marraine à Ste-Croix de Nantes.

Pinart (Yvon II), sieur du Val, épouse Ysabeau Rouzeau, fille de Pierre Rouzaut, sieur de La Trinité, lieutenant et receveur de Guingamp. Il est le père possible de Brience, épouse de Jean III de Lespinay.

Plusquellec (héritage) : il s’agit en particulier des terres de Lanvaux et Auvers en Fougeray, héritage de Marguerite du Pont-L’Abbé (+1499) lui venant de sa mère Jeanne de Plusquellec, de sa grand-mère Anne de Penhoët et de son arrière-grand-mère Marguerite de Rougé. Les liens de parenté entre les héritiers de Jeanne de Plusquellec en 1499 et en 1517 peuvent être éclairés par les sources relatives à la famille du Chaffault. Citons entre autres l’inventaire des Arch. Ch. des comptes de Bretagne, p.609, B 1835, paroisse de Fougeray : « la seigneurie d’Auvers ou de Plusquellec » est possédée par Jean de Rougé sgr. de La Chapelle-Glain du chef de sa femme Philippe de Safré (aveu de 1401), par Jean de Penhoët héritier du précédent par sa femme Marguerite de Rougé (aveu de 1425), par Jean du Pont du chef de sa femme Anne de Penhoët (aveu de 1441), par Geoffroy de St-Martin, chevalier, et Catherine du Pont dame du Chaffault, héritière de sa nièce Marguerite du Pont dame de Plusquellec (aveu de 1499).

Pont-L’Abbé : voir Du Pont

R

Robellot (Bertranne), fille présumée de Jean Robellot et de Guillemette du Plessis, épouse Jean IV de Lespinay.

Rohan-Gié (Charles de), fils de Pierre et de Françoise de Penhoët, mène une procédure contre les héritiers de Marguerite du Pont-L’Abbé, dame de Plusquellec (+1499) : Pierre de Foix pour sa femme Louise du Pont-L’Abbé et Jean IV de Lespinay pour le compte des héritiers de Jean II du Chaffault, fils de Catherine du Pont-L’Abbé et petit-fils d’Anne de Penhoët (Voir à Plusquellec, Du Chaffault, Du Pont-L’Abbé et Foix).

Rohan-Gié (Pierre de), frère cadet du précédent, épouse en 1516 Anne de Rohan, vicomtesse de Rohan, devenant ainsi par sa femme chef de la famille de Rohan et, entre autres, seigneur de Blain. Il décède en 1525. A la fois parent féodal des Lespinay par sa mère Françoise de Penhoët et suzerain de ceux-ci par sa femme, lui et son épouse, puis son fils René et sa bru Isabeau de Navarre et enfin ses petits-fils René et Henri vont prendre à cœur la défense des intérêts des Lespinay, tout en essayant de récupérer à leur profit la part d’héritage Penhoët-Plusquellec que Charles de Rohan-Gié n’avait pas réussi à obtenir en 1517 et qui était revenue aux Lespinay.

Rouaud (Abel), écuyer, sieur de Tréguel en Châteaubriant, épouse Jeanne de Lespinay, fille de Jean IV de Lespinay ; il fait partie des créanciers du trésorier en 1524.

Roussières : voir Des Roussières

Rymerswael ou Romerswale (Jacqueline ou Jacquemyne de), née ca. 1526, fille d’Adriaen II van Reymerswale (+ 1534), amiral des Flandres et baron de Lodick, et de Jeanne van Grimberghen alias de Glimes (+ 1532), épouse 1) en 1542 Louis du Perreau (+ 1548), 2) en 1554 Louis d’Espinay de Bois-Guéroult (+ 1557).

S

Saint-Aubin (Pierre de), époux d’Isabeau de Tréviel, bénéficiaire avec son fils aîné du Serric (qui épousera Françoise Giffart, sœur d’Olivier, enfants de François Giffart, relation de Jean IV de Lespinay) de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Saint-Gilles (Guillaume), sieur de Brignan, bénéficiaire avec son épouse Jeanne de La Vallée de l’indult papal négocié par Jean IV de Lespinay et Jean I Parageau ca.1510.

Saint-Marsault : voir Green de Saint-Marsault

Spadine ou Spadinc : la première graphie semble la plus répandue ; parfois Spadincq, Espadine. Famille de petite noblesse de Carquefou, ayant exercé diverses fonctions (contrerolle, miseur, procureur) au sein du conseil des « nobles, bourgeois et manants » de la ville de Nantes au XVe siècle, et dont certains membres auraient exercé dans le négoce nantais.

Spadine (Françoise), fille de Jean III Spadine et d’Isabeau Picart, épouse Alain de La Bouexière, procureur des comptes, dont elle a Anne (née 1529), Isabeau (née 1531), Olivier (né 1533) et Marie (née 1536).

Spadine (Gilles), ca.1470-1506, fils de Jean II et de Renée de Lespinay, seigneur de La Nicollière en St-Philbert , épouse ca.1489 Gillette Picart, sœur d’Isabeau Picart, fille ou nièce de Jean Picart et d’Henriette de Lespinay.

Spadine (Gilles II), sénéchal de la Cour de Nantes (cité 1544), fils des précédents, épouse Yvonne Percherel. Il fait partie en 1546, pour le compte de sa femme, des héritiers de Jean Hux l’aîné, maître à la Chambre des comptes de Bretagne, époux de Françoise Percherel.

Spadine (Jean II), dit « l’aîné », fils de Pierre Spadine, seigneur du Housseau en Carquefou, fermier de la prévôté de Nantes, en 1477 « marchand et bourgeois de la ville de Nantes », épouse ca.1465 Renée de Lespinay sœur de Jean IV de Lespinay. Décède en 1500 comme sa femme, peut-être de la peste.

Spadine (Jean III), dit « le jeune » (par rapport à son père) ou « l’aîné » (par rapport à son frère homonyme), seigneur du Housseau, fils aîné des précédents, contrerolle, procureur de Nantes, et plusieurs fois miseur de la ville de Nantes, épouse Isabeau Picart, fille ou nièce de Jean Picart et d’Henriette de Lespinay.

Spadine (Jean IV), dit « le jeune » ou « Spadinet », frère du précédent, fermier de la prévôté de Nantes, épouse Marguerite (patronyme non connu), dont il a au moins 6 enfants.

Spadine Jeanne, fille de Gilles et de Gillette Picart, petite-fille de Jean II et de Renée de Lespinay, épouse en 1511 Guillaume de Carheil, seigneur de Carheil en Plessé et Guenrouët.

Spadine (Thomas), fils de Jean II et de Renée de Lespinay, épouse avant 1486 Jamette Tulou, et fait partie en 1492 des membres du conseil des nobles, bourgeois et manants de Nantes.

T

Thierry (Michel), sieur de La Prévalaye, fils cadet de Julien (cf. Kerhervé, 1986, p.104-108) et de Marguerite Boivin, fut commis par Jean IV de Lespinay pour percevoir le fouage ordonné de l’évêché de Rennes en octobre 1500 ; receveur ordinaire de Rennes (1491-1515) et miseur de Rennes en 1494-1495, fermier de la prévôté de Nantes en 1508. Cf. Kerhervé, 1986, p.473-475 ; Le Page, 1997, p.574.

Thierry (Pierre), seigneur du Boisorcant, fait partie en 1524 des créanciers du trésorier Lespinay.

Tissart (Joachim), fils de Philibert, poursuivi après la mort de son père ca.1535. Devait justifier d’acquits et de dettes auprès des héritiers Lespinay pour un montant de 43.439 livres, ce qui est fait ca.1560. Transige avec Guillaume de Lespinay à propos de l’achat de son office de clerc-secrétaire des comptes.

Tissart (Philibert), sieur des Dervalières, fils de François et de Françoise Morin, ép. Anne François de Cardonne fille de Jean, général des finances de Bretagne, et de Françoise de La Boissière ; anobli en 1516, seigneur de Touffou en 1523 ; commis au paiement des gens des comptes avec Guillaume Louaysel de 1512 à 1519, général des finances de Bretagne sur résignation de son beau-père en 1515 et en charge jusqu’à sa destitution en 1528. Il est le supérieur et le contrôleur du trésorier général Lespinay ; il a déjà eu l’occasion de contrôler ses comptes, par exemple à Tours en 1516, avec Olivier de Lanvaux et Michel Le Bigot, ce pour quoi il a été accusé ainsi que ses collègues par Cosnoal de camoufler les « fraudes » du trésorier. Objet des poursuites de la commission de la Tour Carrée dès 1527, incarcéré à La Bastille. Cf. Le Page, 1997, p.395-396.

Trégouët (Robert de), nom souvent écrit sans particule, épouse Marguerite Spadine (née 1496), fille de Guillaume et de Françoise Rouxeau. Un Trégouët (Jean) est associé avec Pierre Cosnoal et en litige avec lui.

Bibliographie citée (rappel) :

Philippe Hamon, L’argent du roi : les finances sous François Ier. Paris : Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 1994, XLIII + 609p.

Jean Kerhervé, Les gens de finances des ducs de Bretagne (1365-1491). Catalogue prosopographique. Annexe de thèse d’Etat de Lettres, Univ. Paris IV, 1986, 3 vol., XII + 857 f.

Dominique Le Page, Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes, 1491-1547. Catalogue prosopographique Paris : Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 1997.

Guide thématique : B - Chambre des comptes de Bretagne (1100-1790), Nantes, Arch. dép. L.-Atl., 2004, 1011p. Inventaire consultable aux Archives départementales de Loire-Atlantique et par l’internet (http://archives-inventaires.loire-atlantique.fr/).

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